395px

Rue des pleurs

Rayden

Calle de la llorería

Al que quiere jugar con fuego pero odia quemarse
A vendedores de humo que buscan claridad
Al que se mete donde cubre y traga agua hasta ahogarse
Al seco que pide que se mojen los demás

Al equidistante travestido que choca
Con el discurso de que los extremos se tocan
Al de las medias tintas que busca cantar victoria
Pero di qué media tinta escribió una buena historia

Al que vive del recuerdo y el presente le explota
La cara le estalla por mirar su ombligo
Al que pasa el mal rato de ver
Que te doy el mismo trato

Que lograste que tuviese contigo
Síndrome de Lucifer
Que solo es hacer de cruel

Porque antes con él lo habían sido
Al que pide peras al alma
Y manda a dónde amargan pepinos

Corre o no va a haber sitio
Vete y cierra al salir
Que de ir tanta peña se ha puesto pequeña
Y no hay dónde vivir

Como una magdalena
Sabes por donde voy
Alguien se ha puesto a llorar
Pero no te voy a decir quién soy

A llorar a la calle de la llorería
(Que yo ya lo lloré, que yo ya lo lloré)
A llorar a la calle de la llorería
(Que yo ya lo lloré, que yo ya lo lloré)

Perdona la ironía
Que me ría, me ría y me ría
Pero esa penita no fue mía
Yo ya la lloré, yo ya la lloré

Al indeciso que se queda a la espera
Porque hay cosas que llevan su tiempo
Hasta que el tiempo se lleva
Y cuando ya no hubo nada que perder

Solo ganó el tiempo perdido
Se queja de que no hay tiempo añadido
Al valiente impresentable
Que quiere que hablen de él aunque sea mal
Al ofendido que despelleja por la red
Sin miramientos para que no vean su inseguridad

Al buscador de caso que teme que lo olviden
A las bocas que no dicen pero siempre piden
A los críticos más duros que tienen la piel más fina
Lengua viperina, pero ni una oreja que oiga lo que opinen

Al eterno arrepentido
Por todas las veces que no quiso estar
Que se ve más solo que la una
Porque ahora que sí quiere
No tiene a su lado a nadie a quién llorar

Corre o no va a haber sitio
Vete y cierra al salir
Que de ir tanta peña se ha puesto pequeña
Y no hay dónde vivir

Como una magdalena
Sabes por dónde voy
Alguien se ha puesto a llorar
Pero no te voy a decir quién soy
Hoy, hoy

A llorar a la calle de la llorería
(Que yo ya lo lloré, que yo ya lo lloré)
A llorar a la calle de la llorería
(Que yo ya lo lloré, que yo ya lo lloré)

Perdona la ironía
Que me ría, me ría, me ría
Pero esa penita no fue mía

Yo ya la lloré, yo ya la lloré, yo ya la lloré
Yo ya la lloré

Rue des pleurs

À celui qui veut jouer avec le feu mais déteste se brûler
À des vendeurs de fumée qui cherchent la clarté
À celui qui s'enfonce là où ça couvre et avale l'eau jusqu'à se noyer
À celui qui reste sec et demande que les autres se mouillent

À l'équidistant travesti qui se cogne
Avec le discours que les extrêmes se touchent
À celui des demi-teintes qui cherche à chanter victoire
Mais dis-moi quelle demi-teinte a écrit une belle histoire

À celui qui vit du souvenir et le présent lui explose
Le visage lui éclate à force de regarder son nombril
À celui qui passe un mauvais moment à voir
Que je te donne le même traitement

Que tu as réussi à me faire avoir avec toi
Syndrome de Lucifer
C'est juste être cruel

Parce qu'avant avec lui, ils l'avaient été
À celui qui demande des poires à l'âme
Et envoie là où ça fait mal

Cours ou il n'y aura pas de place
Pars et ferme en sortant
Que tant de monde est venu, ça s'est rétréci
Et il n'y a nulle part où vivre

Comme une madeleine
Tu sais où je vais
Quelqu'un s'est mis à pleurer
Mais je ne te dirai pas qui je suis

À pleurer à la rue des pleurs
(Que je l'ai déjà pleuré, que je l'ai déjà pleuré)
À pleurer à la rue des pleurs
(Que je l'ai déjà pleuré, que je l'ai déjà pleuré)

Pardon pour l'ironie
Que je rigole, que je rigole et que je rigole
Mais cette peine-là n'était pas la mienne
Je l'ai déjà pleurée, je l'ai déjà pleurée

À l'indécis qui reste en attente
Parce qu'il y a des choses qui prennent leur temps
Jusqu'à ce que le temps emporte
Et quand il n'y a plus rien à perdre

Il n'a gagné que le temps perdu
Il se plaint qu'il n'y a pas de temps supplémentaire
À l'impertinent courageux
Qui veut qu'on parle de lui même si c'est mal
À l'offensé qui déchire sur le net
Sans ménagement pour que l'on ne voit pas son insécurité

À celui qui cherche un cas et craint qu'on l'oublie
À des bouches qui ne disent rien mais demandent toujours
À des critiques plus durs qui ont la peau plus fine
Langue venimeuse, mais pas une oreille pour entendre ce qu'ils pensent

À l'éternel repenti
Pour toutes les fois où il ne voulait pas être
Qui se sent plus seul que jamais
Parce qu'aujourd'hui qu'il veut
Il n'a personne à ses côtés à qui pleurer

Cours ou il n'y aura pas de place
Pars et ferme en sortant
Que tant de monde est venu, ça s'est rétréci
Et il n'y a nulle part où vivre

Comme une madeleine
Tu sais où je vais
Quelqu'un s'est mis à pleurer
Mais je ne te dirai pas qui je suis
Aujourd'hui, aujourd'hui

À pleurer à la rue des pleurs
(Que je l'ai déjà pleuré, que je l'ai déjà pleuré)
À pleurer à la rue des pleurs
(Que je l'ai déjà pleuré, que je l'ai déjà pleuré)

Pardon pour l'ironie
Que je rigole, que je rigole, que je rigole
Mais cette peine-là n'était pas la mienne

Je l'ai déjà pleurée, je l'ai déjà pleurée, je l'ai déjà pleurée
Je l'ai déjà pleurée