Haz de luz
Quiero que veas el atardecer
Cuando el Sol empieza a caer
Y tras él las farolas se encienden
El cielo se prende y se tiñe de tonos pastel
Que tengas el mundo a tus pies y también de montera
Que sepas seguir las pisadas
Sabiendo el peaje que tiene querer dejar huella
Que nada te ciegue
A menos que sea otra mirada
Que llegues, cierres los ojos, los abras
Y veas la luz de una vela apagada
Que me pongas cara
Me digas si esta voz me pega
Que quieras pescar en el agua
El reflejo de la Luna llena
Que cuentes todos los segundos
Que tarda en vaciarse un reloj de arena
Que gires la bola del mundo
Y elijas destino al azar con las yemas
Que veas Madrid, París, Berlín, Pekín
Y también Las Vegas
Que puedas contemplar todo
Hasta donde tu vista llega
Que te hipnotice una llama
De una hoguera en mitad de la playa
Y se mueva como las mareas
Mueven olas contra la Atalaya
Que se giren hacia mí tus ojos
Tus ojos lentos
En ese punto entre el alma y el cuerpo
Cerrándolos conmigo dentro
Quiero que nos volvamos a ver
Déjame ver cómo me ven tus ojos, ven
Quiero decirte que si hablamos de mirar
Los ojos son de quién te los hace brillar
Quiero que nos volvamos a ver
Déjame ver cómo me ven tus ojos, ven
Quiero decirte que si hablamos de mirar
Los ojos son de quien te los hace brillar
Quiero que nos volvamos a ver
Quiero que vayas a un cine y te sientes
Ver en cada escena cómo te sorprenden
Efectos especiales y que dudes si son reales
Que te tumbes mirando hacia el cielo
Buscando en las nubes formas de animales
Cometas y estrellas fugaces, fuegos artificiales
Que si nubla y diluvia de nuevo
Que soples pestañas del dedo
Y con los dedos cuenten los segundos
Y cuanto separan el rayo del trueno
Que cuentes todas las estrellas
Y pongas tu firma por el firmamento
A fin de ponerle tu nombre a este mundo
Pues es del color con el que quieras verlo
Que sepas que toda luz lleva sujeta una silueta
Que leas lo más bonito del mundo
Aunque se escriba con mala letra
Que no son los ojos, es la mirada
Que no es la mirada, es cómo me miras
Que no es como miras, es cómo te callas
Y dices aunque no lo digas
Que veas todas las cosas
Sobre todo las más importantes
Pero la cosa es que, paradójicamente
No se dejan ver las más grandes
O se ven con los ojos cerrados
¿Por eso será que los cerramos?
Cuando besamos, lloramos y soñamos
Quiero que nos volvamos a ver
Déjame ver cómo me ven tus ojos, ven
Quiero decirte que si hablamos de mirar
Los ojos son de quién te los hace brillar
Quiero que nos volvamos a ver
Déjame ver cómo me ven tus ojos, ven
Quiero decirte que si hablamos de mirar
Los ojos son de quién te los hace brillar
Quiero que nos volvamos a ver
Fais de la lumière
Je veux que tu voies le coucher de soleil
Quand le soleil commence à descendre
Et derrière lui, les lampadaires s'allument
Le ciel s'embrase et se teinte de tons pastel
Que tu aies le monde à tes pieds et aussi en tête
Que tu saches suivre les traces
Sachant le prix qu'il faut payer pour laisser une empreinte
Que rien ne te rende aveugle
À moins que ce ne soit un autre regard
Que tu arrives, fermes les yeux, les ouvres
Et que tu voies la lumière d'une bougie éteinte
Que tu me mettes un visage
Que tu me dises si cette voix me va
Que tu veuilles pêcher dans l'eau
Le reflet de la pleine lune
Que tu comptes toutes les secondes
Que met un sablier à se vider
Que tu fasses tourner la boule du monde
Et que tu choisisses une destination au hasard avec tes doigts
Que tu voies Madrid, Paris, Berlin, Pékin
Et aussi Las Vegas
Que tu puisses contempler tout
Jusqu'où ton regard peut aller
Que tu sois hypnotisé par une flamme
D'un feu de camp au milieu de la plage
Et qu'elle bouge comme les marées
Font bouger les vagues contre la tour
Que tes yeux se tournent vers moi
Tes yeux lents
À ce point entre l'âme et le corps
Les fermant avec moi à l'intérieur
Je veux que l'on se revoie
Laisse-moi voir comment tes yeux me voient, viens
Je veux te dire que si on parle de regarder
Les yeux appartiennent à celui qui te les fait briller
Je veux que l'on se revoie
Laisse-moi voir comment tes yeux me voient, viens
Je veux te dire que si on parle de regarder
Les yeux appartiennent à celui qui te les fait briller
Je veux que l'on se revoie
Je veux que tu ailles au cinéma et que tu t'assoies
Voir dans chaque scène comment tu es surpris
Effets spéciaux et que tu doutes s'ils sont réels
Que tu t'allonges en regardant le ciel
Cherchant dans les nuages des formes d'animaux
Des comètes et des étoiles filantes, des feux d'artifice
Que s'il pleut et qu'il y a un déluge à nouveau
Que tu souffles sur tes cils avec ton doigt
Et que tu comptes les secondes avec tes doigts
Et combien séparent l'éclair du tonnerre
Que tu comptes toutes les étoiles
Et que tu mettes ta signature dans le ciel
Pour donner ton nom à ce monde
Car c'est de la couleur que tu veux le voir
Que tu saches que toute lumière porte une silhouette
Que tu lises la plus belle chose du monde
Bien qu'elle soit écrite de manière illisible
Que ce ne sont pas les yeux, c'est le regard
Que ce n'est pas le regard, c'est comment tu me regardes
Que ce n'est pas comment tu regardes, c'est comment tu te tais
Et tu dis même si tu ne le dis pas
Que tu voies toutes les choses
Surtout les plus importantes
Mais le fait est que, paradoxalement
Les plus grandes ne se laissent pas voir
Ou se voient les yeux fermés
Est-ce pour ça qu'on les ferme ?
Quand on embrasse, on pleure et on rêve
Je veux que l'on se revoie
Laisse-moi voir comment tes yeux me voient, viens
Je veux te dire que si on parle de regarder
Les yeux appartiennent à celui qui te les fait briller
Je veux que l'on se revoie
Laisse-moi voir comment tes yeux me voient, viens
Je veux te dire que si on parle de regarder
Les yeux appartiennent à celui qui te les fait briller
Je veux que l'on se revoie