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Poudre mouillée

Rayden

Polvora mojada

Avivando la llama
Con las manos sudadas
Calles abarrotadas
Y ahora
Se bate en retirada

Y tú, que haces como si nada
Y nos haces la cama
El tiro de gracia
Tantos gilipollas y tan pocas balas.

Perdiendo la calma
¿Dónde está exiliada?
Voces silenciadas
La muerte anunciada

Y tú
La espina clavada
Que nos saca del mapa
Me duele hasta el alma cuando haces de sorda y también de callada

Y no me callaré aunque me lo digas
Harto de despedidas
Di que esa boca sí que es mía.

Y si me voy has de saber que no salvé los muebles de tus llamas
Lo pude hacer pero ya me cansé de pólvora mojada

Si me ves volver será para arrancar del labio la mordaza
Quitar el pan de quien nos tiene a mal traer con sus migajas.

A marchas forzadas
Con la herida descalza va
Duele cada pisada alejada mal dada marcando distancias

Entre dos miradas está
Otra franja horaria
La
Línea divisoria que empieza en el punto donde todo acabará

Cruzando horizontes
De lengua extranjera
Grita polizonte
Miedo del centinela

Vidas obligadas a ser refugiadas pasan la frontera
Nadie es profeta en su tierra
Sólo es portadores de vergüenza ajena.

No me pararé aunque me lo digas
No vivo de rodillas
Sigo baldosas amarillas

Tengo un faro que ilumina cada uno de los pasos
Que quedan por recorrer
Cuando te pierda de vista o la pista
Pero no mis ganas de volverte a ver
O verte volver.

Y si me voy has de saber que no salvé los muebles de tus llamas
Lo pude hacer pero ya me cansé de pólvora mojada

Si me ves volver será para arrancar del labio la mordaza
Quitar el pan de quien nos tiene a mal traer con sus migajas.

Y si me voy
Y si me voy
Y si me voy
Y si me voy
Esto es el canto de la gente desterrada
Que no vuelven a dar vueltas de campana.

Poudre mouillée

Ravivant la flamme
Avec les mains moites
Rues bondées
Et maintenant
On fait marche arrière

Et toi, tu fais comme si de rien n'était
Et tu nous mets dans le lit
Le coup de grâce
Tant de cons et si peu de balles.

Perdant mon calme
Où est-elle exilée ?
Voix étouffées
La mort annoncée

Et toi
L'épine plantée
Qui nous sort de la carte
Ça me fait mal jusqu'à l'âme quand tu fais la sourde et la muette

Et je ne me tairai pas même si tu me le dis
Marre des adieux
Dis que cette bouche, c'est bien la mienne.

Et si je m'en vais, tu dois savoir que je n'ai pas sauvé les meubles de tes flammes
J'aurais pu le faire mais j'en ai marre de la poudre mouillée

Si tu me vois revenir, ce sera pour arracher du lèvres le bâillon
Enlever le pain de celui qui nous maltraite avec ses miettes.

À marche forcée
Avec la blessure à nu
Chaque pas fait mal, mal donné, marquant des distances

Entre deux regards se trouve
Un autre fuseau horaire
La
Ligne de démarcation qui commence au point où tout finira

Franchissant des horizons
Dans une langue étrangère
Crie, passager clandestin
Peur du sentinelle

Des vies obligées d'être réfugiées passent la frontière
Personne n'est prophète en son pays
Juste porteurs de la honte des autres.

Je ne m'arrêterai pas même si tu me le dis
Je ne vis pas à genoux
Je continue sur les dalles jaunes

J'ai un phare qui éclaire chacun des pas
Qui restent à parcourir
Quand je te perds de vue ou la piste
Mais pas mon envie de te revoir
Ou de te voir revenir.

Et si je m'en vais, tu dois savoir que je n'ai pas sauvé les meubles de tes flammes
J'aurais pu le faire mais j'en ai marre de la poudre mouillée

Si tu me vois revenir, ce sera pour arracher du lèvres le bâillon
Enlever le pain de celui qui nous maltraite avec ses miettes.

Et si je m'en vais
Et si je m'en vais
Et si je m'en vais
Et si je m'en vais
C'est le chant des gens exilés
Qui ne reviennent plus faire des tours de cloche.