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Les Nôtres

Rey Montalvo

Los Nuestros

A veces creo ser un hombre diferente a los que miro
Y mientras más cerca de la hoguera más el frío
Nunca el fino resplandor en las pupilas aparece,
Como en troncos huecos una planta que florece
Me urge rechazar la rutina amante de esta vida,
A la inerte realidad sin loción para una herida

Algunas veces canto con la voz tan desgarrada,
Su ácido es el vidrio de una fe desvencijada
El tiempo es aire con sudores de los seres “más sociales”:
Los míseros espejos sometidos a rituales
Me urge ignorar toda doctrina inconsistente,
El balde colectivo de la fuente donde no quiero tomar

Tengo derechos de andar solo, por parajes donde troncos
Tienen una flor abandonada
Sin ningún amigo que la quiera visitar
A veces creo ser un hombre diferente a los que miro
Y mientras más cerca de la hoguera más el frío
Estamos condenados a parecernos a los nuestros,
Por eso es que tan vivos muchos nos sentimos muertos
Siempre muertos

Les Nôtres

Parfois je crois être un homme différent de ceux que je vois
Et plus je m'approche du feu, plus le froid se fait sentir
Jamais le fin éclat dans les pupilles n'apparaît,
Comme dans des troncs creux une plante qui fleurit
Il me faut rejeter la routine amoureuse de cette vie,
À la réalité inerte sans lotion pour une blessure

Parfois je chante avec la voix si déchirée,
Son acide est le verre d'une foi en lambeaux
Le temps est de l'air avec la sueur des êtres "les plus sociaux" :
Les misérables miroirs soumis à des rituels
Il me faut ignorer toute doctrine inconsistante,
Le seau collectif de la source où je ne veux pas boire

J'ai le droit de marcher seul, dans des lieux où des troncs
Ont une fleur abandonnée
Sans aucun ami qui veuille la visiter
Parfois je crois être un homme différent de ceux que je vois
Et plus je m'approche du feu, plus le froid se fait sentir
Nous sommes condamnés à nous ressembler, à être comme les nôtres,
C'est pourquoi tant de vivants se sentent morts
Toujours morts

Escrita por: Rey Montalvo