Kad Hodas
Vece ne mirise na rakove i skoljke,
mesec je bleda fleka boje cimeta.
Uzimas cipele za setanje kroz snove,
ulica voli ritam tvojih koraka.
Vetar se provlaci kroz nepoznate reci,
asfalt se miluje sa tvojim stiklama,
suvise mekan da bi mogao da spreci,
ovo je vece puno tvojih tragova.
Kad hodas,
ne zastajkujes,
i zemlju
ne dodirujes,
a mene
ne primecujes,
i uporno se trudis
da me prodje pozuda.
Jos drhtim
od tvog pogleda,
iz nekih
starih razloga,
ne mogu da se sredim.
Quand tu marches
Ce soir, ne te laisse pas aller sur les rochers et les coquillages,
la lune est une pâle tache couleur cannelle.
Tu mets des chaussures pour te balader dans tes rêves,
la rue adore le rythme de tes pas.
Le vent s'infiltre à travers des mots inconnus,
le bitume caresse tes talons,
trop doux pour pouvoir s'arrêter,
c'est une soirée pleine de tes traces.
Quand tu marches,
tu ne t'arrêtes pas,
et la terre
ne la touches pas,
et moi
tu ne me remarques pas,
et tu t'efforces
de ne pas ressentir de désir.
Je tremble encore
à cause de ton regard,
pour des raisons
anciennes,
je n'arrive pas à me reprendre.