Träume
Sag, welch wunderbare Träume
Halten meinen Sinn umfangen
Daß sie nicht wie leere Schäume
Sind in ödes Nichts vergangen?
Träume, die in jeder Stunde
Jedem Tage schöner blühn
Und mit ihrer Himmelskunde
Selig durchs Gemüte ziehn!
Träume, die wie hehre Strahlen
In die Seele sich versenken
Dort ein ewig Bild zu malen
Allvergessen, Eingedenken!
Träume, wie wenn Frühlingssonne
Aus dem Schnee die Blüten küßt
Daß zu nie geahnter Wonne
Sie der neue Tag begrüßt
Daß sie wachsen, daß sie blühen
Träumed spenden ihren Duft
Sanft an deiner Brust verglühen
Und dann sinken in die Gruft
Rêves
Dis-moi, quels rêves merveilleux
Enveloppent mon esprit
Pour qu'ils ne soient pas comme des bulles vides
Disparues dans le néant ?
Des rêves qui, à chaque heure
Fleurissent plus beaux chaque jour
Et avec leur message céleste
S'épanouissent joyeusement dans l'âme !
Des rêves qui, comme de nobles rayons
S'enfoncent dans l'âme
Là, peignant une image éternelle
Tout oubliée, tout en mémoire !
Des rêves, comme quand le soleil de printemps
Embrasse les fleurs dans la neige
Pour qu'à une joie jamais imaginée
Le nouveau jour les accueille
Qu'ils grandissent, qu'ils fleurissent
Les rêves répandent leur parfum
Doucement sur ta poitrine ils s'éteignent
Puis s'en vont dans la tombe.