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Meisai

Shiina Ringo

Meisai

"nee issou tooku shiranai machi ni inkyo shite chinmoku shimasenu koto?
konna hibi ni ha akita no sa nee douzo saratteitte"

nigenobite sumitsutou ni miren suna mitai na ishiki to iu jigen de
nigenobita atsusa yo izuko he yure ga shouji

sono mama taida ni yudaneta saigo no aosa
mou kaeranai to shitta ondo mo koerarenu yo no kyoufu iro
kyoukai ni yodondeita kesshin no amasa
tou ni homutta ganpeki utsu ha hiitekurenu koukai to nami no iro

machiwabite kooru ka ha conkuriito suna mitai na ishiki to iu kikan de
machiwabita samusa yo izuko he yure ni douji

kono mama aijyou ni moshita shuuseipen no shirosa
genjyou wo hisshi de tsukurotte ha haida suhada ni kyoufu iro
boukan ni teshiteita kangai no awasa
tou ni homutta raiu aogu ha naitekurenu zannin na kumo no iro

Meisai

« Dis-moi, est-ce que tu peux rester silencieux dans cette ville lointaine que tu ne connais pas ?
Dans ces jours-là, je suis fatigué, alors vas-y, disparais.

En fuyant, je me retrouve dans un coin, avec une conscience qui ressemble à du sable.
La chaleur de ma fuite, où va-t-elle, se balance comme un frisson.

Dans cet état, je me laisse aller, la dernière couleur bleue.
Je sais que je ne peux plus revenir, la peur de ce monde me dépasse.
La douceur de ma détermination, qui se noie dans l'église,
La pierre de la falaise que j'ai allumée, ne me laisse que des regrets et la couleur des vagues.

En attendant, le froid de l'attente, c'est comme du béton, une conscience qui ressemble à du sable.
Le froid de l'attente, où va-t-il, se balance avec la même intensité.

Dans cet état, je me suis laissé emporter par la blancheur de l'amour.
Je m'efforce de créer la réalité, la couleur de la peur sur ma peau nue.
La douceur de mes pensées, qui touchent le bouclier,
La lumière de l'orage que j'ai allumée, pleure comme un nuage triste.

Escrita por: Shiina Ringo