Ojos De Perro Azul
Ojos de perro azul, mirando cínicamente a la ciudad
Juzgando elípticamente a la sociedad. Sonriendo críticamente a la humanidad
Ojos de perro azul, buscando dementemente la
Realidad, esperando inútilmente ver la verdad
Brillando ominosamente en la oscuridad
Paseo que se transforma en fuga, escape que se
Convierte en cita; se empaña el sentido en nuestra vida
Cuando corremos en eternas retiradas que pretendemos
Tornar en descubrimientos, cada mañana
Ojos de perro azul, saltando de rostro en rostro en
Su soledad, midiendo al miedo en distancias por caminar
Queriendo encontrar su casa en lo que no es ya
Ojos de perro azul, encadenado a un pasado sin
Voluntad, sin ser esclavo tampoco está en libertad
Con sueños que no recuerda al despertar
Mirando gente que se ha dado a la fuga
Pueblos corriendo en eternas retiradas, viendo su huida
Convertirse en cita, pues del encuentro con la verdad
Nadie se escapa, aunque te escondas tras la promesa
De un mañana, ya eso no alcanza
Ojos de perro azul, tropezando por las calles con la
Maldad, riendo sarcásticamente al comprobar que
Hoy la mentira es más fuerte que la verdad
¿Mira donde va, a la hora de la verdad de que color es tu mentira?
¿Mira donde va, y explícame que es mejor, perder el alma o la vida?
Mira donde va, el mundo solo será del que camina sin miedo
Mira donde va, porque, de que, nos vale el vivir siendo por dentro extranjero
Mira donde va, ojos cansados del mirar la maldad del que es más fuerte
Mira donde va, gente con miedo a vivir y a la vez asusta'o de la muerte
Mira donde va, gente viendo en este mundo un reflejo de una falsa realidad
Mira donde va, no existe espejo que sin nuestra ayuda pueda decir la verdad
Mira donde va, dictadores, guerrilleros, pues su inútil lotería
Mira donde va, hipoteca, no hay trabajo, carro nuevo y la querida
Mira donde va, gente corriendo por fuera y por dentro en continua retirada
Mira donde va, no le tengas miedo al miedo que asustado el vivir no vale nada
Yeux de chien bleu
Yeux de chien bleu, regardant cyniquement la ville
Jugeant elliptiquement la société. Sourire critique à l'humanité
Yeux de chien bleu, cherchant désespérément la
Réalité, attendant en vain de voir la vérité
Brillant de manière inquiétante dans l'obscurité
Promenade qui se transforme en fuite, évasion qui se
Transforme en rendez-vous ; le sens s'embrouille dans notre vie
Quand on court dans des retraites éternelles qu'on prétend
Transformer en découvertes, chaque matin
Yeux de chien bleu, sautant de visage en visage dans
Sa solitude, mesurant la peur en distances à parcourir
Voulant trouver sa maison dans ce qui n'est plus
Yeux de chien bleu, enchaîné à un passé sans
Volonté, n'étant pas esclave mais pas libre non plus
Avec des rêves qu'il ne se rappelle pas au réveil
Regardant des gens qui se sont échappés
Des peuples courant dans des retraites éternelles, voyant leur fuite
Se transformer en rendez-vous, car de la rencontre avec la vérité
Personne ne s'échappe, même si tu te caches derrière la promesse
D'un demain, ça ne suffit plus
Yeux de chien bleu, trébuchant dans les rues avec la
Méchanceté, riant sarcastiquement en constatant que
Aujourd'hui le mensonge est plus fort que la vérité
Regarde où ça va, à l'heure de la vérité de quelle couleur est ton mensonge ?
Regarde où ça va, et explique-moi ce qui est mieux, perdre l'âme ou la vie ?
Regarde où ça va, le monde n'appartiendra qu'à celui qui marche sans peur
Regarde où ça va, car à quoi bon vivre en étant étranger à l'intérieur
Regarde où ça va, yeux fatigués de voir la méchanceté de celui qui est plus fort
Regarde où ça va, des gens ayant peur de vivre et en même temps effrayés par la mort
Regarde où ça va, des gens voyant dans ce monde un reflet d'une fausse réalité
Regarde où ça va, il n'existe pas de miroir qui sans notre aide puisse dire la vérité
Regarde où ça va, dictateurs, guérilleros, car leur loterie inutile
Regarde où ça va, hypothèque, pas de travail, nouvelle voiture et la maîtresse
Regarde où ça va, des gens courant à l'extérieur et à l'intérieur dans une retraite continue
Regarde où ça va, n'aie pas peur de la peur car vivre effrayé ne vaut rien.
Escrita por: Rubén Blades