La Siguanaba
Con cabellos largos
Güipiles blancos
Bajo la noche de lunas
Nueva, creciente, llena, menguante
Ella se mostró
Algunos por los pueblos la ven caminar
Han visto su rostro, cicatrizado está
Hay quienes le temen, le creen sobrenatural
Pero su historia, les quiero contar
Obligada a casarse con un tipo de mayor edad
El creía que las mujeres se deben dominar
Y que sus cuerpos son un objeto sexual
Pero ella huyó, porque sabía que su cuerpo solo a ella pertenecía
Nadie golpearla debía
Su vida, es de ella y de nadie más
Recorre las calles sí
Con güipiles blancos
Bajo la Luna y el Sol va caminando
Y su palabra, y su mirada
Con fuerza de bosque y de montaña para nunca más callar
Le llaman la siguanaba
Le llaman bruja
Le llaman animal
Porque lucha contra las violencias del sistema patriarcal
Recorre las calles sí
Con güipiles blancos
Bajo la Luna y el Sol va caminando
Y su palabra, y su mirada
Con fuerza de bosque y de montaña para nunca más callar
Le llaman la siguanaba
Le llaman bruja
Le llaman animal
Porque defiende a las mujeres y su dignidad
Jantape’ k’a xtisamäj pa qiwi’
Konojel ri ixoqi’
Xkeruto’, xkerukol
Ella no va a parar de caminar
Trae consigo la fuerza de los barrancos
Y la libertad contribuye a sembrar
A sembrar
La Siguanaba
Avec de longs cheveux
Des güipiles blancs
Sous la nuit de lunes
Nouvelle, croissante, pleine, décroissante
Elle s'est montrée
Certains dans les villages la voient marcher
Ils ont vu son visage, marqué par des cicatrices
Il y en a qui la craignent, la croient surnaturelle
Mais son histoire, je veux vous la raconter
Obligée d'épouser un homme plus âgé
Il croyait que les femmes devaient être dominées
Et que leurs corps sont des objets sexuels
Mais elle s'est enfuie, car elle savait que son corps ne lui appartenait qu'à elle
Personne ne devait la frapper
Sa vie, c'est la sienne et celle de personne d'autre
Elle parcourt les rues, oui
Avec des güipiles blancs
Sous la Lune et le Soleil, elle marche
Et sa parole, et son regard
Avec la force de la forêt et de la montagne pour ne plus jamais se taire
On l'appelle la siguanaba
On l'appelle sorcière
On l'appelle bête
Parce qu'elle lutte contre les violences du système patriarcal
Elle parcourt les rues, oui
Avec des güipiles blancs
Sous la Lune et le Soleil, elle marche
Et sa parole, et son regard
Avec la force de la forêt et de la montagne pour ne plus jamais se taire
On l'appelle la siguanaba
On l'appelle sorcière
On l'appelle bête
Parce qu'elle défend les femmes et leur dignité
Jantape’ k’a xtisamäj pa qiwi’
Konojel ri ixoqi’
Xkeruto’, xkerukol
Elle ne va pas s'arrêter de marcher
Elle porte avec elle la force des ravins
Et la liberté contribue à semer
À semer