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Las Aguas de Marzo (feat. Zap Mama)

Sérgio Mendes

Les Eaux de Mars (feat. Zap Mama)

Un pas, une pierre, un chemin qui chemine,
Un reste de racine, c'est un peu solitaire,
C'est un éclat de verre, c'est la vie, le soleil,
C'est la mort, le sommeil, c'est un piège entr'ouvert.

Un arbre millénaire, un noeud dans le bois,
C'est un chien qui aboie, c'est un oiseau dans l'air,
C'est un tronc qui pourrit, c'est la neige qui fond,
Le mystère profond, la promesse de vie.

C'est le souffle du vent au sommet des collines,
C'est une vieille ruine, le vide, le néant,
C'est la pluie qui jacasse, c'est l'averse qui verse
Des torrents d'allégresse, ce sont les eaux de mars.

C'est le pied qui avance, à pas sûr, à pas lent,
C'est la main qui se tend, c'est la pierre qu'on lance,
C'est un trou dans la terre, un chemin qui chemine,
Un reste de racine, c'est un peu solitaire.

C'est un oiseau dans l'air, un oiseau qui se pose,
Le jardin qu'on arrose, une source d'eau claire,
Une écharde, un clou, c'est la fièvre qui monte,
C'est un compte à bon compte, c'est un peu rien du tout.

Un poisson, un geste, comme du vif argent
C'est tout ce qu'on attend, c'est tout ce qui nous reste,
C'est du bois, c'est un jour le bout du quai,
Un alcool trafiqué, le chemin le plus court.

C'est le cri d'un hibou, un corps ensommeillé,
La voiture rouillée, c'est la boue, c'est la boue.

Un pas, un pont, un crapaud qui coasse,
C'est un chaland qui passe, c'est un bel horizon,
C'est la saison des pluies, c'est la fonte des glaces,
Ce sont les eaux de mars, la promesse de vie.

Une pierre, un bâton, c'est Joseph et c'est Jacques,
Un serpent qui attaque, une entaille au talon,
Un pas, une pierre, un chemin qui chemine,
Un reste de racine, c'est un peu solitaire.

C'est l'hiver qui s'efface, la fin d'une saison,
C'est la neige qui fond, ce sont les eaux de mars,
La promesse de vie, le mystère profond,
Ce sont les eaux de mars dans ton coeur tout au fond.

E pau, é pedra, é o fim do caminho
É um resto de toco, é um pouco sozinho...
Un pas, une pierre, un chemin qui chemine,
Un reste de racine, c'est un peu solitaire.

Las Aguas de Marzo (feat. Zap Mama)

Un paso, una piedra, un camino que avanza,
Un trozo de raíz, un poco solitario,
Es un destello de vidrio, es la vida, el sol,
Es la muerte, el sueño, es una trampa entreabierta.

Un árbol milenario, un nudo en la madera,
Es un perro ladrando, es un pájaro en el aire,
Es un tronco que se pudre, es la nieve que se derrite,
El misterio profundo, la promesa de vida.

Es el aliento del viento en la cima de las colinas,
Es una vieja ruina, el vacío, la nada,
Es la lluvia que chismea, es el aguacero que vierte
Torrentes de alegría, son las aguas de marzo.

Es el pie que avanza, con paso seguro, paso lento,
Es la mano que se extiende, es la piedra que se lanza,
Es un agujero en la tierra, un camino que avanza,
Un trozo de raíz, un poco solitario.

Es un pájaro en el aire, un pájaro que se posa,
El jardín que se riega, una fuente de agua clara,
Una astilla, un clavo, es la fiebre que sube,
Es un asunto sin importancia, es un poco nada.

Un pez, un gesto, como el plata brillante,
Es todo lo que esperamos, es todo lo que nos queda,
Es madera, es un día en el final del muelle,
Un alcohol adulterado, el camino más corto.

Es el grito de un búho, un cuerpo adormecido,
El auto oxidado, es el barro, es el barro.

Un paso, un puente, una rana que croa,
Es una barca que pasa, es un bello horizonte,
Es la temporada de lluvias, es el deshielo,
Son las aguas de marzo, la promesa de vida.

Una piedra, un palo, es José y es Santiago,
Una serpiente que ataca, una herida en el talón,
Un paso, una piedra, un camino que avanza,
Un trozo de raíz, un poco solitario.

Es el invierno que se desvanece, el fin de una temporada,
Es la nieve que se derrite, son las aguas de marzo,
La promesa de vida, el misterio profundo,
Son las aguas de marzo en tu corazón, bien adentro.

Es el paso, es la piedra, es el fin del camino,
Es un resto de tocón, es un poco solitario...
Un paso, una piedra, un camino que avanza,
Un trozo de raíz, un poco solitario.

Escrita por: Antonio Carlos Jobim / Georges Moustaki