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Déménagements

SFDK

Mudanzas

Echa’ la vista 20 años atrá’ cuando lo nuestro acababa de empezá’
Y nadie daba ni un ¡duro!
Tener lo justito para almorzar, el arroz herví’o en blanco
Por lo meno’ el puto pan no está ¡duro!

Si el mundo se rompe no pasa na’, no’ tenemos el uno al otro
Mamá, nohotro’ somo’ lo’ ¡duro’!
Luchando por salir de lo oscuro
Mamá, nohotro’ somo’ lo’ ¡duro’!

Me viste allí tirando piedra’ a tu ventana
No es que fuera un vago y no tuviera na’ que hace’
Recuerda esa’ mañana’, seis años tendría tu hermana
Y le dije a tu padre en mí se podrá sostene’

Te lavaré los pies por to’ lo que llevamo’ anda’o
Y to’ lo que hayamo’ toma’o que no haya sido café
En el espejo te ve’ escrito este melodrama
Y cómo tu nombre era “Ana” pude escribirlo al revé’

Porque tú ya te perdía’ desde que éramos chavale’
Venía’ a mi barrio y los bloque’ parecían todo’ iguale’
Aquí vivíamos regí’o’ por otras clave’
Con cruce’ y con clavo’, sin un chavo, ya tú sabe’

Tú no viste al artista que todo’ pudieron ver
Tú viste a la persona y eso ya es de agradecer
No hace falta que diga lo que to’ el mundo ya sabe
“Son colegas en la rave, más no cuando te toca padecer”

Saltar de un cuarto y caer a plomo, slow mo’
Agarro una nube y subo a su lomo
Le clavo las espuela’ y se dispone a llover
La música me da su tono pero no de comer

Hay quién me adora y ya me ve un icono
Aunque a veces ni como mientras preparo mi disco tercer
Pensé en tu padre y dije “¡vaya cromo! ”
Mientras tú y yo lo hacemos en un pequeño piso de alquiler

¡Duro!
Echa’ la vista 20 años atrá’ cuando lo nuestro acababa de empezá’
Y nadie daba ni un ¡duro!
Tener lo justito para almorzar, el arroz herví’o en blanco
Por lo meno’ el puto pan no está ¡duro!

Si el mundo se rompe no pasa na’, no’ tenemos el uno al otro
Mamá, nohotro’ somo’ lo’ ¡duro’!
Luchando por salir de lo oscuro
Mamá, nohotro’ somo’ lo’ ¡duro’!
¡Duro!

La música no daba, no cuadraban las cuenta’
Vivimos en un pisillo muy antiguo en el centro
Lo justo pa’ pagarle a la casera la renta
Siempre tuve mis trapi’ pa’ buscarme el sustento

Mi música, sin embargo, no estuvo a la venta
Y si algo no sé hace’ me lo invento
Afronto esa afrenta
Sigue vacío el carril má’ lento

Y no puedo adelanta’ porque la gente va lenta
Vivimos en los barrios apiña’o’ con las camisas manchá’
Vivir de presta’o y la luz pinchá’
Ten el piso paga’o a ve’ si nos van a echá’
Bajo y pido un cigarrito, baja y pide tú do’ má’

Lo que pa’ uno’ es miseria pa’ nohotro’ era normal
Pa’ qué te voy a mentí’, no gano ná’ (no)
Hice una mudanza con un carro del Mercadona
Muebles pa’ una y otra zona
La vida del pobre, harto’ de empuja’

Desde niño siempre me he sentido un goonie
Y ahora de mayor siento que me ha mirado un tuerto
Sé yo soy tuyo igual que tú eres pa’ mí
La gota de lluvia que ha inundado el desierto

Ahora nos va bien pero no puedo dormir
Prefiero pasarla junto a ti pero despierto
De hecho, así te puedo escribir
Mira lo que acabo de escribir

¡Duro!
Echa’ la vista 20 años atrá’ cuando lo nuestro acababa de empezá’
Y nadie daba ni un ¡duro!
Tener lo justito para almorzar, el arroz herví’o en blanco
Por lo meno’ el puto pan no está ¡duro!
Si el mundo se rompe no pasa na’, no’ tenemos el uno al otro

Mamá, nohotro’ somo’ lo’ ¡duro’!
Luchando por salir de lo oscuro
Mamá, nohotro’ somo’ lo’ ¡duro’!
¡Duro!
¡Duro!

Echa’ la vista 20 años atrá’ cuando lo nuestro acababa de empezá’
Y nadie daba ni un ¡duro!
Tener lo justito para almorzar, el arroz herví’o en blanco
Por lo meno’ el puto pan no está ¡duro!

Si el mundo se rompe no pasa na’, no’ tenemos el uno al otro
Mamá, nohotro’ somo’ lo’ ¡duro’!
Luchando por salir de lo oscuro
Mamá, nohotro’ somo’ lo’ ¡duro’!

Déménagements

Regarde en arrière, 20 ans en arrière, quand notre histoire venait de commencer
Et personne ne donnait un sou !
Avoir juste de quoi déjeuner, le riz bouilli tout blanc
Au moins, le putain de pain n'est pas dur !

Si le monde se brise, ça ne change rien, on a l'un l'autre
Maman, nous sommes les durs !
Luttant pour sortir de l'obscurité
Maman, nous sommes les durs !

Tu m'as vu là, lançant des pierres à ta fenêtre
Ce n'est pas que j'étais un fainéant sans rien à faire
Souviens-toi de ces matins, ta sœur avait six ans
Et j'ai dit à ton père que je pourrais le soutenir

Je te laverai les pieds pour tout ce qu'on a traversé
Et tout ce qu'on a pris qui n'était pas du café
Dans le miroir, je vois écrit ce mélodrame
Et comment ton nom était "Ana", je pouvais l'écrire à l'envers

Parce que tu m'as déjà perdu depuis qu'on était gamins
Tu venais dans mon quartier et les blocs semblaient tous pareils
Ici, on vivait réglo avec d'autres clés
Avec des croisements et des clous, sans un sou, tu sais

Tu n'as pas vu l'artiste que tout le monde a pu voir
Tu as vu la personne et ça, c'est déjà à remercier
Pas besoin de dire ce que tout le monde sait déjà
"Ce sont des potes à la rave, mais pas quand il faut souffrir"

Sauter d'une chambre et tomber comme une pierre, au ralenti
Je prends un nuage et monte sur son dos
Je lui mets les éperons et il se prépare à pleuvoir
La musique me donne son ton mais pas de quoi manger

Il y en a qui m'adorent et me voient déjà comme un icône
Bien que parfois je ne mange même pas en préparant mon troisième disque
J'ai pensé à ton père et j'ai dit "Quel con !"
Pendant que toi et moi on le fait dans un petit appart à louer

Durs !
Regarde en arrière, 20 ans en arrière, quand notre histoire venait de commencer
Et personne ne donnait un sou !
Avoir juste de quoi déjeuner, le riz bouilli tout blanc
Au moins, le putain de pain n'est pas dur !

Si le monde se brise, ça ne change rien, on a l'un l'autre
Maman, nous sommes les durs !
Luttant pour sortir de l'obscurité
Maman, nous sommes les durs !
Durs !

La musique ne marchait pas, les comptes ne collaient pas
On vivait dans un petit appart très vieux au centre
Juste de quoi payer le loyer à la propriétaire
J'ai toujours eu mes combines pour gagner ma vie

Ma musique, pourtant, n'était pas à vendre
Et si je ne sais pas faire quelque chose, je l'invente
J'affronte cette offense
Le couloir reste vide, plus lent

Et je ne peux pas dépasser parce que les gens vont lentement
On vit dans des quartiers entassés avec des chemises tachées
Vivre à crédit et l'électricité coupée
Avoir l'appart payé, on verra si on va se faire jeter
Je descends et demande une clope, descends et demande tout le reste

Ce qui pour certains est misère, pour nous c'était normal
Pourquoi je te mentirais, je ne gagne rien (non)
J'ai fait un déménagement avec une voiture du Mercadona
Des meubles d'une zone à l'autre
La vie du pauvre, fatigué de pousser

Depuis gamin, je me suis toujours senti comme un loser
Et maintenant que je suis grand, je sens qu'un œil me regarde
Je sais que je suis à toi tout comme tu es à moi
La goutte de pluie qui a inondé le désert

Maintenant ça va bien mais je ne peux pas dormir
Je préfère passer du temps avec toi mais éveillé
En fait, comme ça, je peux t'écrire
Regarde ce que je viens d'écrire

Durs !
Regarde en arrière, 20 ans en arrière, quand notre histoire venait de commencer
Et personne ne donnait un sou !
Avoir juste de quoi déjeuner, le riz bouilli tout blanc
Au moins, le putain de pain n'est pas dur !
Si le monde se brise, ça ne change rien, on a l'un l'autre

Maman, nous sommes les durs !
Luttant pour sortir de l'obscurité
Maman, nous sommes les durs !
Durs !
Durs !

Regarde en arrière, 20 ans en arrière, quand notre histoire venait de commencer
Et personne ne donnait un sou !
Avoir juste de quoi déjeuner, le riz bouilli tout blanc
Au moins, le putain de pain n'est pas dur !

Si le monde se brise, ça ne change rien, on a l'un l'autre
Maman, nous sommes les durs !
Luttant pour sortir de l'obscurité
Maman, nous sommes les durs !