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Résumé des Nouvelles

Silvio Rodriguez

Resumen de Noticias

He estado al alcance de todos los bolsillos,
Porque no cuesta nada mirarse para dentro.
He estado al alcance de todas las manos
Que han querido tocar mi mano amigamente.

Pero, pobre de mí, no he estado con los presos
De su propia cabeza acomodada.
No he estado en los que ríen con sólo media risa,
Los delimitadores de las primaveras.

No he estado en los archivos ni en las papelerías
Y se me archiva en copias y no en originales.
No he estado en los mercados grandes de la palabra,
Pero he dicho lo mío, a tiempo y sonriente.

No he estado enumerando las manchas en el sol,
Pues sé que en una sola mancha cabe el mundo.
He procurado ser un gran mortificado,
Para, si mortifico, no vayan a acusarme.

Aunque se dice que me sobran enemigos,
Todo el mundo me escucha bien quedo cuando canto.
Yo he preferido hablar de cosas imposibles,
Porque de lo posible se sabe demasiado.

He preferido el polvo así, sencillamente,
Pues la palabra amor aún me suena a hueco.
He preferido un golpe así, de vez en cuando,
Porque la inmunidad me carcome los huesos.

Agradezco la participación de todos
Los que colaboraron con esta melodía.
Se debe subrayar la importante tarea
De los perseguidores de cualquier nacimiento.

Si alguien que me escucha se viera retratado,
Sépase que se hace con ese destino.
Cualquier reclamación, que sea sin membrete.
Buenas noches, amigos y enemigos.

Résumé des Nouvelles

J'ai été à la portée de toutes les bourses,
Car ça ne coûte rien de se regarder à l'intérieur.
J'ai été à la portée de toutes les mains
Qui ont voulu toucher ma main amicalement.

Mais, pauvre de moi, je n'ai pas été avec les prisonniers
De leur propre tête bien rangée.
Je n'ai pas été chez ceux qui rient avec juste un demi-rire,
Les délimiteurs des printemps.

Je n'ai pas été dans les archives ni dans les papeteries
Et je me retrouve archivé en copies et non en originaux.
Je n'ai pas été dans les grands marchés des mots,
Mais j'ai dit ce que j'avais à dire, à temps et souriant.

Je n'ai pas compté les taches sur le soleil,
Car je sais qu'une seule tache peut contenir le monde.
J'ai essayé d'être un grand mortifié,
Pour que, si je mortifie, on ne m'accuse pas.

Bien qu'on dise que j'ai trop d'ennemis,
Tout le monde m'écoute bien tranquille quand je chante.
J'ai préféré parler de choses impossibles,
Car pour ce qui est du possible, on en sait trop.

J'ai préféré la poussière ainsi, simplement,
Car le mot amour me semble encore vide.
J'ai préféré un coup comme ça, de temps en temps,
Car l'immunité me ronge les os.

Je remercie la participation de tous
Ceux qui ont collaboré à cette mélodie.
Il faut souligner l'important travail
Des poursuivants de toute naissance.

Si quelqu'un qui m'écoute se voit dépeint,
Qu'il sache que cela se fait avec ce destin.
Toute réclamation, qu'elle soit sans en-tête.
Bonne nuit, amis et ennemis.

Escrita por: Silvio Rodríguez