395px

Boga Boga

Silvio Rodriguez

Boga Boga

Por el día o por la noche
El pescador sale a la mar.
La mar no le ha puesto horario
Aún de navegar.
Boga, boga, boga, vuelve a bogar
Boga, boga, boga a trabajar.
Por el día o por la noche
El pescador y su piel
Llevan red, llevan anzuelo
Y más llevan deber.
Boga, boga, boga, vuelve a bogar
Boga, boga, boga a trabajar.
Pasan las horas, pasan días
Y se cuentan por meses
Y su alegría y su tristeza
La conocen los peces.
De entre sus manos deben ir
Cada rincón del porvenir
El rostro de la novia
La mamá o el que nació
El mismo día que partió.
Entonces jura que ahora
Si que va a vivir.
Entonces jura que más nunca va a salir.
Que esta vez si es la última
En el mar.
Y pasa el tiempo
Y no ve el día de volver.
Y pasa el tiempo
Entre peligros sin mujer
Y pasa el tiempo
Que no deja respirar.
Pero la tierra se acaba
Cuando vuelve el pescador
Por eso regresa siempre, al mar
Su gran amor.
Boga, boga, boga, vuelve a bogar
Boga, boga, boga a trabajar.
Y va de océano en océano
Con su anzuelo con su red
Caiga el rayo o sople el viento
Allá es donde se ve.
Boga, boga, boga, vuelve a bogar
Boga, boga, boga a trabajar.
Nadie sabe como sueña
Como sueña un pescador
Cada vez que cobra presa
Allí tiene su amor.
Boga, boga, boga, vuelve a bogar
Boga, boga, boga a trabajar.
El pescador lleva a bordo
Una palma y un amor.
El amor lo hala del fondo
La palma del corazón.

Boga Boga

Que ce soit le jour ou la nuit
Le pêcheur sort en mer.
La mer ne lui a pas donné d'horaire
Pour naviguer encore.
Boga, boga, boga, retourne à ramer
Boga, boga, boga, au boulot.
Que ce soit le jour ou la nuit
Le pêcheur et sa peau
Ont des filets, ont des hameçons
Et portent des devoirs.
Boga, boga, boga, retourne à ramer
Boga, boga, boga, au boulot.
Les heures passent, les jours s'en vont
Et se comptent par mois
Et sa joie et sa tristesse
Les poissons les connaissent bien.
De ses mains doivent partir
Chaque coin de l'avenir
Le visage de sa fiancée
Sa mère ou celui qui est né
Le même jour qu'il est parti.
Alors il jure que maintenant
Il va vraiment vivre.
Alors il jure qu'il ne sortira plus jamais.
Que cette fois c'est la dernière
En mer.
Et le temps passe
Et il ne voit pas le jour de revenir.
Et le temps passe
Entre dangers sans femme
Et le temps passe
Qui ne laisse pas respirer.
Mais la terre se termine
Quand le pêcheur revient
C'est pourquoi il retourne toujours, à la mer
Son grand amour.
Boga, boga, boga, retourne à ramer
Boga, boga, boga, au boulot.
Et il va d'océan en océan
Avec son hameçon et son filet
Que le tonnerre tombe ou que le vent souffle
C'est là qu'on le voit.
Boga, boga, boga, retourne à ramer
Boga, boga, boga, au boulot.
Personne ne sait comment rêve
Comment rêve un pêcheur
Chaque fois qu'il attrape un poisson
Là se trouve son amour.
Boga, boga, boga, retourne à ramer
Boga, boga, boga, au boulot.
Le pêcheur a à bord
Une palme et un amour.
L'amour le tire du fond
La palme du cœur.

Escrita por: Silvio Rodríguez