Popurri de chacareras
(Chacarera de las piedras)
Aquí canta un caminante
que muy mucho ha caminado
y ahora vive tranquilo
en el cerro colorado.
Largo mis coplas al viento
por donde quiera que voy
soy árbol lleno de fruto
como plantita y mistol.
Cuando ensillo mi caballo
me largo por las arenas
y en la mitad del camino
ya se me olvidan las penas.
Camine hasta Santa Elena
el Churqui, Rayo Cortado
no hay pago como mi pago
viva el cerro colorado
(Si de cantar se trata)
Me rodeaban las guitarras
bombos y trajes de gauchos
pucha que lindo les queda
a todos esos paisanos.
Si ya tenés veinte años
y no sabes decidirte
venite para el folklore
no hace falta que te inviten.
(Del norte Cordobés)
En Santiago la chacarera
tiene la gracia que en el mar tiene el pez
pero escuchen ésta que traigo
del fondo del norte cordobés.
Por Deán Funes la encontré
entonada por un grillo cantor
y a lo lejos la acompañaba
repiqueteando un coche motor.
Y no es para comparar
porque el gusto está en la variedad
sólo sepan que por mis pagos
chacarereamos como el que más.
(Entre a mi pago sin golpear)
Fue mucho mi penar
andando lejos del pago
tanto correr
pa` llegar a ningún lado
y estaba donde nací
lo que buscaba por ahí.
Es oro la amistad
que no se compra ni vende
sólo se da
cuando en el pecho se siente
no es algo que se ha de usar
cuando te sirva y nada más.
Así es como se dan
en la amistad mis paisanos
sus manos son
pan cacho y mate cebado
y la flor de la humildad
suele su rancho perfumar.
La vida me han prestao
y tengo que devolverla
cuando el creador
me llame para la entrega
que mis huesos, piel y sal
abonen mi suelo natal.
Popurri de chacareras
(Chacarera des pierres)
Ici chante un marcheur
qui a beaucoup cheminé
et maintenant vit tranquille
sur le cerro colorado.
Je lâche mes couplets au vent
partout où je vais
je suis un arbre plein de fruits
comme une plantule et un mistol.
Quand je selle mon cheval
je me lance dans les sables
et au milieu du chemin
j'oublie déjà mes peines.
J'ai marché jusqu'à Santa Elena
le Churqui, Rayo Cortado
il n'y a pas de pays comme le mien
vive le cerro colorado.
(Si c'est de chanter qu'il s'agit)
Les guitares m'entouraient
les tambours et les costumes de gauchos
putain, ça leur va bien
à tous ces paysans.
Si tu as déjà vingt ans
et que tu ne sais pas te décider
viens au folklore
pas besoin d'invitation.
(Du nord de Cordoue)
À Santiago, la chacarera
a la grâce que le poisson a dans la mer
mais écoute celle-ci que j'apporte
du fond du nord cordobés.
Je l'ai trouvée à Deán Funes
chantée par un grillon chanteur
et au loin, elle était accompagnée
par le bruit d'une voiture à moteur.
Et ce n'est pas pour comparer
car le goût est dans la variété
sachez juste que chez moi
on chacarerea comme personne.
(Entre dans mon pays sans frapper)
J'ai beaucoup souffert
en étant loin de mon pays
tant courir
pour arriver nulle part
et j'étais là où je suis né
ce que je cherchais par ici.
L'amitié est de l'or
qui ne s'achète ni ne se vend
elle se donne
quand on la ressent dans le cœur
ce n'est pas quelque chose à utiliser
quand ça t'arrange et rien de plus.
C'est comme ça qu'on donne
dans l'amitié, mes compatriotes
leurs mains sont
pain, cacho et mate préparé
et la fleur de l'humilité
parfume souvent leur ranch.
La vie m'a été prêtée
et je dois la rendre
quand le créateur
m'appellera pour la remise
que mes os, ma peau et mon sel
fertilisent ma terre natale.