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Les choses que nous étions

Sucia elegancia

Las Cosas Que Fuimos

Prometimos cuidarnos en la salud y en la enfermedad
Me da miedo despertar por las mañanas porque sé que ya no estás
Y aunque han pasado varios años no me puedo acostumbrar
Se me hace un nudo en la garganta cuando las gaviotas me preguntan quién me enseñó a volar

Me dijeron que sea paciente, terminé en sala de urgencia
Juntos hasta viejos, pero no tiene coherencia
Porque me sigue lastimando con el aroma de su ausencia

Ya me tocó observar las ventanas quebrarse
Cuando empacó sus maletas cuando prometió quedarse
¿Qué te costaba con darme un poco de cariño?
Si sabes bien que me faltó de niño


Una alacena llena, la recámara vacía
Lo único que me queda de ti es el lugar donde dormías
Los pétalos se caen sin que sople el viento
Se nos pudrió el jardín aunque lo regabas todo el tiempo

Los abrazos son rutina, ya no curan ni hacen daño
Todo lo que vivimos lo guardé en el relicario
Las promesas vuelan, se las lleva el calendario
Ella piensa que acaricio otras pieles
Pero desde que se fue yo me corté las manos

Les choses que nous étions

Nous avons promis de prendre soin les uns des autres dans la maladie comme dans la santé
J'ai peur de me réveiller le matin car je sais que tu es parti
Et même si plusieurs années se sont écoulées, je n'arrive pas à m'y faire
J'ai la gorge serrée quand les goélands me demandent qui m'a appris à voler

Ils m'ont dit d'être patient, je me suis retrouvé aux urgences
Ensemble jusqu'à la vieillesse, mais ça n'a pas de sens
Parce que le parfum de son absence me fait encore souffrir

J'ai déjà vu les vitres se briser
Quand elle a fait ses valises, quand elle a promis de rester
Qu'est-ce que ça t'aurait coûté de me témoigner un peu d'affection ?
Vous savez très bien ce qui m'a manqué quand j'étais enfant


Un placard plein, une chambre vide
Il ne me reste de toi que l'endroit où tu dormais
Les pétales tombent sans qu'aucun vent ne souffle
Notre jardin a pourri malgré tous vos arrosages

Les câlins sont devenus routiniers ; ils ne guérissent plus ni ne blessent plus
J'ai conservé tout ce que nous avons vécu dans le reliquaire
Les promesses s'envolent, emportées par le calendrier
Elle croit que je caresse d'autres peaux
Mais depuis son départ, je me suis coupé les mains

Escrita por: Daniel Colunga