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Madame Mercedes

Tito Fernandez

La Señora Mercedes

La artesa donde lava la mujer proletaria,
con voz húmeda y clara me canta desde el agua,
corriendo por las venas, de la mujer del pueblo,
va rompiendo cadenas y construyendo sueños.
La artesa donde lavas mujer endurecida
en muy pocas palabras me cuenta de la vida,
de mi camisa, pobre, de mi overol de obrero
del delantal, humilde, de mi hermana lucero.
No me cuenta de penas porque la vieja santa,
siempre lavó, cantando, infinita esperanza,
La Señora Mercedes, me cuentan los vecinos,
siempre caminó, firme, por el duro camino.
La señora Mercedes, mujer desconocida,
para muchos de ustedes es el pan de los días,
de las noches heladas, del mantel en la mesa,
de la espalda curvada sobre la vieja artesa.
Si quieres, compañero, aprender de la vida,
saber de canto, nuevo, entender de alegrías,
la Señora Mercedes estará para ti
en todas las mujeres humildes del país.
La Señora Mercedes estará para ti,
en todas la mujeres humildes del país.

Madame Mercedes

L'évier où lave la femme prolétaire,
avec une voix humide et claire, elle me chante depuis l'eau,
qui coule dans les veines, de la femme du peuple,
elle brise les chaînes et construit des rêves.
L'évier où tu laves, femme endurcie,
dans très peu de mots, elle me parle de la vie,
de ma chemise, pauvre, de ma salopette d'ouvrier,
du tablier, humble, de ma sœur lucero.
Elle ne me parle pas de peines car la vieille sainte,
elle a toujours lavé, chantant, une espérance infinie,
Madame Mercedes, me racontent les voisins,
elle a toujours marché, ferme, sur le chemin difficile.
Madame Mercedes, femme inconnue,
pour beaucoup d'entre vous, elle est le pain des jours,
des nuits glacées, de la nappe sur la table,
de la dos courbée sur le vieux évier.
Si tu veux, camarade, apprendre de la vie,
savoir de chant, nouveau, comprendre les joies,
Madame Mercedes sera là pour toi
dans toutes les femmes modestes du pays.
Madame Mercedes sera là pour toi,
dans toutes les femmes modestes du pays.

Escrita por: Tito Fernandez