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Retraite

Un Título Viejo

Retirada

Se los ve a lo lejos ondear su bandera
En un barrio cualquiera
Salen a pelear con el tiempo en contra
Y la historia a favor

Son los pies en las marchas
Son las pintadas
Las madrugadas
Llenas de penas
Y amor

Una canción suena al final
Pobre y sutil serenata
Un sentimiento a piel de flor
Por los que fuego rescatan

Los que se hacen
Cargo de ser
De su ideal la trinchera

A todos los militantes salú
Salú por pelear

Trille de asfalto
Restos de engrudo en la piel
Por 18
Va la memoria en tropel
Grita un silencio
De mil paraguas un mar

Corren la voz
Salen a hablar
Dejando atrás
Su bienestar
Siempre insistir
Luego de naufragar

La facultad
El comité
Red sindical
Grito y cartel

Amanecer, de otra manera
La voz de un pañuelo
Quiso que se oyera
Y atado a la mochila supo ser
La nueva bandera

Cantar de a mil, un 8 de marzo
Ser fuerza e idea
Que no retroceda
Cuidar la lucha del derecho a ser
Que nace y se queda

Los anónimos que vuelven
Con la cara anochecida
De vigilias silenciosas
Codo a codo con la vida

Ellos saben más que nadie
Que la lucha es día a día
Y transforman la derrota
En motor y rebeldía

Vivan los que se hacen cargo
Los de hoy y los de antes
Y si vienen tiempos duros
Más que nunca militantes

Si el viento sopla en contra es cuando hay que remar
Sabiendo que la vida quiere y puede más
Después de la tormenta el cielo va a aclarar

Murga, mi militancia y mi desvelo
Canción rebelde de febrero
Mi lugar
Murga, de tu anteayer soy heredero (De tu anteayer, el eco soy)
Viejo chamuyo callejero (Renace hoy, vieja ilusión)
Carnaval (Ahuyenta la, melancolía)

Cambia el tiempo, y hay que estar
La alegría redoblar
Y que el miedo no sea más
Que la esperanza
Cuando es duro el porvenir
Más que nunca hay que salir
A encontrarnos y otra vez
Cantar

Chau adiós llegó el final
Igual que la función la vida
Sólo sabe renacer
Si muere en cada despedida

Carreteando la emoción
Se apronta el corazón
Y el coro
Quema en versos el tiempo final
Cantando para celebrar

Un barrio más
Nuestra ilusión
De otro disfraz
Hecha canción

Ríe al llorar
Dice al marchar
Chau carnaval

Adiós adiós (adiós adiós)
Llegó el final (y a festejar)
El milagro de cantar entreverados
Una vez más

Adiós adiós (adiós adiós)
Llegó el final (y a festejar)
Si lo amado siempre muere antes de tiempo
Tiempo es de amar

Volverán tiempos murgueros
A encontrarnos y en febrero
Decir, Salú, Carnaval

Retraite

On les voit au loin flotter leur drapeau
Dans un quartier quelconque
Ils sortent pour se battre contre le temps
Et l'histoire à leur faveur

Ce sont les pieds dans les marches
Ce sont les graffitis
Les matins précoces
Remplis de peines
Et d'amour

Une chanson résonne à la fin
Pauvre et subtile sérénade
Un sentiment à fleur de peau
Pour ceux qui sauvent du feu

Ceux qui prennent
La charge d'être
La tranchée de leur idéal

À tous les militants, santé
Santé pour se battre

Grincement d'asphalte
Restes de colle sur la peau
Pour 18
La mémoire en masse
Un silence crie
D'un millier de parapluies, une mer

On fait passer le mot
On sort pour parler
Laissant derrière
Son bien-être
Toujours insister
Après avoir fait naufrage

La faculté
Le comité
Réseau syndical
Cri et affiche

Aube, d'une autre manière
La voix d'un foulard
A voulu se faire entendre
Et attaché au sac à dos, il a su être
Le nouveau drapeau

Chanter à mille, un 8 mars
Être force et idée
Qui ne recule pas
Protéger la lutte pour le droit d'être
Qui naît et reste

Les anonymes qui reviennent
Avec le visage assombri
De veillées silencieuses
Côte à côte avec la vie

Ils savent mieux que quiconque
Que la lutte est au jour le jour
Et transforment la défaite
En moteur et rébellion

Vivent ceux qui prennent en charge
Ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier
Et si des temps durs arrivent
Plus que jamais, militants

Si le vent souffle contre, c'est le moment de ramer
Sachant que la vie veut et peut plus
Après la tempête, le ciel va s'éclaircir

Murga, mon militantisme et mon éveil
Chanson rebelle de février
Mon endroit
Murga, de ton hier je suis héritier (De ton hier, je suis l'écho)
Vieil baratin de rue (Renaît aujourd'hui, vieille illusion)
Carnaval (Chasse la mélancolie)

Le temps change, et il faut être
La joie à redoubler
Et que la peur ne soit plus
Que l'espoir
Quand l'avenir est dur
Plus que jamais, il faut sortir
Pour se retrouver et encore une fois
Chanter

Salut, adieu, c'est la fin
Tout comme la fonction, la vie
Sait seulement renaître
Si elle meurt à chaque adieu

En faisant rouler l'émotion
Le cœur se prépare
Et le chœur
Brûle en vers le temps final
Chantant pour célébrer

Un quartier de plus
Notre illusion
D'un autre déguisement
Fait chanson

Rire en pleurant
Dire en marchant
Salut carnaval

Adieu adieu (adieu adieu)
C'est la fin (et à fêter)
Le miracle de chanter entrelacés
Une fois de plus

Adieu adieu (adieu adieu)
C'est la fin (et à fêter)
Si ce qui est aimé meurt toujours avant l'heure
Il est temps d'aimer

Des temps de murga reviendront
Pour nous retrouver et en février
Dire, santé, carnaval

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