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Cheval Blanc

Vicente Fernández

Caballo Blanco

Este esa el corrido del caballo blanco
Que en un día domingo feliz arrancara
Y bajo la mira de llegar al norte
Habiendo salido de Guadalajara

Su noble jinete le quito las riendas
Le quito la silla, y se fue apuro pelo
Cruzo como rayo tierras calladitas
Entre cerros verdes y lo azul del cielo

A paso más lento llego hasta espinosa
Y por pura cancha se andaba quedando
Cuenta que los muchis iban cayendo
Que llevaba todo el hocico sangrando

Pero lo miraron pasar por sonora
Y el valle del Yanqui le dio su ternura
Dicen que cojeaba de la pata izquierda
Y a pesar de todo siguió su aventura

Llego hasta hermosito, siguió Matadorca
Y por Mexical sintió que moría
Subió paso a paso por la rumorosa
Llegando a Tiguana con la luz del día

Un día su hazaña se fue a Rosarito
Y no quiso echarse hasta ver la encenada
Y este fue el corrido del caballo blanco
Que salio un domingo de Guadalajara

Cheval Blanc

Voici le récit du cheval blanc
Qui un dimanche heureux s'est élancé
Et sous le regard de rejoindre le nord
Ayant quitté Guadalajara

Son noble cavalier lui a enlevé les rênes
L'a débarrassé de sa selle, et s'est élancé à cru
Il a traversé comme un éclair des terres silencieuses
Entre des collines vertes et le bleu du ciel

À pas plus lents, il est arrivé à Espinosa
Et par pure bravoure, il commençait à faiblir
On raconte que les gars tombaient
Qu'il avait tout le museau en sang

Mais on l'a vu passer par Sonora
Et la vallée du Yanqui lui a donné sa tendresse
On dit qu'il boitait de la patte gauche
Et malgré tout, il a poursuivi son aventure

Il est arrivé à Hermosito, a continué vers Matadorca
Et par Mexical, il a senti qu'il mourait
Il a gravi pas à pas la Rumorosa
Arrivant à Tijuana avec la lumière du jour

Un jour, son exploit est allé à Rosarito
Et il n'a pas voulu s'allonger avant de voir la baie
Et voici le récit du cheval blanc
Qui est parti un dimanche de Guadalajara

Escrita por: José Alfredo Jiménez