Al Mayor de Los Fernández
Ora mi par de aretes
Échenle bonito
Oye, papá, te comento lo que me contó mi hermano
Dice que, en cosas de amores, a ti se te fue la mano
Que su adicción por las faldas, eso tú se lo pasaste
Que si le encantan las damas, tú también se lo heredaste
No le hagas caso a este cuate de lo que te está diciendo
Ya lo conoces, tú sabes que le gusta andar moliento
Dije que tú me heredaste el gusto por la cantada
Pero de faldas y damas, de eso yo no dije nada
Ay, muchachos del demonio, déjense de discusiones
Conosco perfectamente sus modos y sus canciones
Dejen de ponerme el cuatro, conozco sus intenciones
No van a sacarme nada, los conozco bien camiones
Mejor seguimos cantando
Y que suenen la trompetas
No vaya a ser que las jefas
Nos preparen las maletas
Échale, Alejandro
Mira, papá, hoy que estamos ventilando nuestras cosas
Quiero cantarte, mi viejo, mi tonada más hermosa
Esa que dice que te amo, de lo orgulloso que vivo
Y de que no hay en el mundo otro padre como el mío
Yo también quiero decirte, ya que soy tu hijo más grande
Vieras qué lindo se siente el poder llevar tu sangre
Qué bendición es tenerte y el privilegio más grande
Es poder decirle padre al mayor de los Fernández
Agradezco sus palabras y sus muestras de cariño
Y aunque ya tengan bigotes, pa' mí siguen siendo niños
Para hablar de amores grandes, yo sé bien que nunca es tarde
Así como aman a este hombre, yo también amé a mi padre
Mejor seguimos cantando
Como lo hacia el abuelo
Garganta pa' qué la quiero
Si no pa' cantarle al pueblo
Au Plus Grand des Fernández
Maintenant, je parle des boucles d'oreilles
Faites-le bien
Écoute, papa, je te raconte ce que m'a dit mon frère
Il dit qu'en matière d'amour, tu as un peu dépassé les bornes
Que son addiction aux jupes, c'est toi qui lui as transmis
Que s'il adore les dames, ça, tu lui as aussi légué
Ne fais pas attention à ce type et à ce qu'il raconte
Tu le connais, tu sais qu'il aime bien faire le malin
J'ai dit que tu m'as transmis le goût pour le chant
Mais pour les jupes et les dames, ça, je n'ai rien dit
Ah, les gamins du diable, arrêtez vos disputes
Je connais parfaitement vos manières et vos chansons
Arrêtez de me mettre la pression, je connais vos intentions
Vous ne m'obtiendrez rien, je vous connais bien, les camions
Mieux vaut qu'on continue à chanter
Et que les trompettes résonnent
On ne sait jamais si les mamans
Nous préparent nos valises
Vas-y, Alejandro
Regarde, papa, aujourd'hui qu'on met nos affaires à jour
Je veux te chanter, mon vieux, ma mélodie la plus belle
Celle qui dit que je t'aime, de la fierté que j'éprouve
Et qu'il n'y a pas dans ce monde un autre père comme le mien
Je veux aussi te dire, puisque je suis ton fils aîné
Tu verrais comme c'est beau de pouvoir porter ton sang
Quelle bénédiction de t'avoir et le plus grand privilège
C'est de pouvoir t'appeler père, au plus grand des Fernández
Je te remercie pour tes mots et tes marques d'affection
Et même s'ils ont déjà des moustaches, pour moi, ce sont encore des enfants
Pour parler de grands amours, je sais bien qu'il n'est jamais trop tard
Tout comme ils aiment cet homme, j'ai aussi aimé mon père
Mieux vaut qu'on continue à chanter
Comme le faisait grand-père
Une voix, à quoi ça sert
Si ce n'est pour chanter au peuple