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Le bar des échecs

Victor Heredia

El bar de los fracasos

El bar de los fracasos

Descubrí tus ojos en un bar
Donde va a morir la soledad
Y el otoño fuma un cigarrillo,
Y entre los paseantes del dolor
Encontré tus ojos, y el amor
Espantó las brujas del suicidio......
Yo tomaba un loco copetín
Vomitando al cielo el folletín
De mi vida yendo hacia su ocaso,
Vos buscabas algo mas que un Gin,
Aunque poco había por allí,
en el viejo "Bar de los fracasos"
Me miraste apenas y lloré,
No sabía entonces que el amor
Abre puertas que cerró el ayer.
Yo era solo un hombre con dolor,
Una sombra en la mesa de un bar,
Una playa ciega sin su mar,
Una nube que olvidó volar,
En el viejo "Bar de los fracasos"
Nos amamos tanto en ese hotel
Con extrañas flores de papel,
En mi vida vi tanta esperanza,
Algo de mi antigua soledad
Se aburría sola en un sofá
Envidiando el fuego en nuestras almas.
Ese tiempo azul canté y amé
Fui de nuevo viento, fui cincel
Corazón y espuma encaramada
A tus pechos de victoria y fe,
A tu vientre cálido y tu miel
A esa sombra extraña en tu mirada.
Me miraste apenas y lloré,
No sabia entonces que el amor
Cierra puertas sin decir porqué.
Yo era un hombre solo con dolor,
Una sombra en la mesa de un bar,
Una playa ciega sin su mar,
Una nube que olvidó volar,
En el viejo "Bar de los fracasos".
Me miraste apenas y lloré.....

Le bar des échecs

Le bar des échecs

J'ai découvert tes yeux dans un bar
Où la solitude vient mourir
Et l'automne fume une cigarette,
Et parmi les passants de la douleur
J'ai trouvé tes yeux, et l'amour
A chassé les sorcières du suicide......
Je prenais un verre un peu fou
Vomissant vers le ciel le feuilleton
De ma vie allant vers son déclin,
Tu cherchais plus qu'un gin,
Bien qu'il n'y ait pas grand-chose là,
Dans le vieux "Bar des échecs"
Tu m'as à peine regardé et j'ai pleuré,
Je ne savais pas alors que l'amour
Ouvre des portes que le passé a fermées.
J'étais juste un homme avec de la douleur,
Une ombre à la table d'un bar,
Une plage aveugle sans sa mer,
Un nuage qui a oublié de voler,
Dans le vieux "Bar des échecs"
Nous nous sommes tant aimés dans cet hôtel
Avec d'étranges fleurs en papier,
Dans ma vie j'ai vu tant d'espoir,
Une partie de ma vieille solitude
S'ennuyait seule sur un canapé
Envieux du feu dans nos âmes.
Ce temps bleu, je l'ai chanté et aimé
J'étais de nouveau le vent, j'étais le ciseau
Cœur et écume accrochés
À tes seins de victoire et de foi,
À ton ventre chaud et ton miel
À cette ombre étrange dans ton regard.
Tu m'as à peine regardé et j'ai pleuré,
Je ne savais pas alors que l'amour
Ferme des portes sans dire pourquoi.
J'étais un homme seul avec de la douleur,
Une ombre à la table d'un bar,
Une plage aveugle sans sa mer,
Un nuage qui a oublié de voler,
Dans le vieux "Bar des échecs".
Tu m'as à peine regardé et j'ai pleuré.....

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