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La prise - 16 mars 1967

Victor Jara

La toma - 16 marzo 1967

Ya se inició la toma,
compañero calla la boca,
cuidado con los pacos,
que pueden dejar la escoba.

Sujeta bien al chiquillo,
dile a Jaime que se apure
no toque el cuarentaicinco
ojalá que nos resulte.

A mi compairito Julio
no lo veo por ni un lao,
ojalá que haya alcanzao
a pescar todo' los bultos.

Soldados de la mañana
dicen que dieron el tajo
mejor no caiga en mis manos
el traidor, el desgraciado.

...Apúrate Juan... ahí vamos...
no soltés los bultos nunca...
seguí a la Berta, ya falta poco...
cuidao' con esas ollas niña...
¿está durmiendo la Herminda?...

Porqué el destino nos da
la vida como castigo
pero nadie me acobarda
si el futuro esta conmigo.

...Apúrele... te imaginas... una casa...
cállate, corre... al fin, al fin...
¿qué fue eso?... ya llegamos...
¿y la Herminda?... duerme...

La prise - 16 mars 1967

Ça y est, la prise a commencé,
frère, ferme-la un peu,
attention aux flics,
ils peuvent foutre le bordel.

Tiens bien le petit,
dis à Jaime de se dépêcher,
qu'il ne touche pas au quarante-cinq,
espérons que ça va marcher.

Je ne vois pas mon pote Julio
nulle part dans le coin,
espérons qu'il a réussi
a attraper tous les paquets.

Les soldats du matin
disent qu'ils ont frappé,
meilleur ne tombe pas entre mes mains
le traître, le salaud.

...Dépêche-toi Juan... on y va...
ne lâche jamais les paquets...
suis Berta, ça arrive bientôt...
attention avec ces casseroles, ma fille...
la Herminda dort-elle ?...

Pourquoi le destin nous donne
la vie comme punition
mais personne ne me fait peur
si l'avenir est avec moi.

...Dépêche-toi... tu imagines... une maison...
tais-toi, cours... enfin, enfin...
qu'est-ce que c'était ?... on est arrivés...
et la Herminda ?... elle dort...

Escrita por: Victor Jara