Boxea Con Tu Sombra
La luz de la esperanza fue agotando,
Tenía en la mirada algo extraviado,
Se cruza la memoria con el barrio,
Alguna esquina triste y un muchacho
Que pareció no ver pero era él con doce años
Parado ante la puerta del gimnasio.
La luz de la esperanza fue menguando,
Tenía en la pupila un brillo extraño.
Quién dijo que tú estabas acabado,
Quién dijo que te están moliendo a palos.
No puedo con los pies y él se me escurre como un gato,
Pensaba caminando hacia el calvario.
Boxea con tu sombra,
Salta a la comba duro al saco,
Si no me toca, si me levanto,
Si meto un gancho y queda colgado,
Me como el mundo, pago atrasos,
Quemo el barrio en cinco asaltos.
La luz de la esperanza es algo amargo,
Lo intentas y el cerebro no hace caso.
Qué voces tan lejanas y qué brazos
Me pesan como pesan los ahogados,
Te cuentan hasta diez, no puede ser, no me han tocado
Camino al hospital irás llorando.
Boxe avec ton ombre
La lumière de l'espoir s'est éteinte,
J'avais dans le regard quelque chose de perdu,
La mémoire se croise avec le quartier,
Une rue triste et un gamin
Qui semblait ne pas voir mais c'était lui à douze ans
Debout devant la porte du gymnase.
La lumière de l'espoir s'est affaiblie,
J'avais dans la pupille un éclat étrange.
Qui a dit que tu étais fini,
Qui a dit qu'on te frappait à coups de bâton.
Je ne peux plus avancer et il m'échappe comme un chat,
Je pensais marcher vers le calvaire.
Boxe avec ton ombre,
Saute à la corde, frappe le sac,
Si je ne touche pas, si je me relève,
Si je mets un crochet et qu'il reste accroché,
Je dévore le monde, je paie mes dettes,
Je mets le feu au quartier en cinq assauts.
La lumière de l'espoir a un goût amer,
Tu essaies et le cerveau ne suit pas.
Quelles voix si lointaines et quels bras
Me pèsent comme pèsent les noyés,
On te compte jusqu'à dix, ça ne peut pas être, on ne m'a pas touché
En route vers l'hôpital, tu iras en pleurant.
Escrita por: Victor Manuel Sanchez San Jose