A New Grove
Добрая сотня прекраснейших воинов
Смело входила в загадочный лес.
Знали они, что за лесом спокойным
Спрятан в пещерах подарок небес.
Старец ужасный, им путь преграждая,
Стал говорить гробовые слова:
"Лучше уйдите, коней поверните,
Если нужна на плечах голова".
Только храбрый вожак гордо сказал:
"Пуганных не напугаешь.
Мы тонули в крови, мы пол света прошли -
Наших подвигов не сосчитаешь".
"Боги вам в помощь", - вдруг вымолвил старец
И тихо побрел он тропою лесной.
Рявкнул вожак, острый меч вынимая:
"Богатства уж рядом, идите за мной!
Пугать славных воинов - крысиное дело,
Любого изрубят стальные клинки.
И храбрости нашей давно нет предела,
Уж смерть позабыла про наши полки".
Солнце уж село и славные войны
Костры разжигают, бокалы звенят.
Доброе пиво всех в сон повалило,
Но утром не встанет прекрасный отряд.
Тот, кто поднялся, стонал и шатался,
Многие даже и встать не смогли.
Тис ядовитый в кострах догорает,
А дым смертоносный - хуже петли.
Только храбрый вожак гордо стоял,
Страшную смерть принимая.
Мудрый старец идет, песню поет,
Тисовый посох сжимая.
Добрая сотня прекраснейших воинов
Тихо лежала под тенью ветвей.
Знали они, что за лесом спокойным
Спрятан подарок лесных королей.
В жарких боях пораженья не знали,
Доблестно бился отважный народ,
Но дерево смерти в костры побросали
И в тисовой роще закончен поход.
Un Nouveau Bosquet
Les ombres se déplacent, pas à pas,
Sur le chemin tranchant des feuillages.
Là où les racines plongent, en accord
La pluie tombe sur le sous-bois humide.
Un cerf, prudent, se fige dans l’ombre,
Le vent chuchote des mots à la terre :
"Ne t’en va pas, reste ici, mon ami,
Si tu veux vraiment danser dans les ombres."
Tout en douceur, la forêt crie :
"Ne crains pas de ne pas exister.
Nous donnerons vie aux branches, nous donnerons force à la lumière -
Ne meurs pas dans la solitude du vieux temps."
"Dépêche-toi de venir dans le pommier," dit un chant résonnant dans les airs.
Et la chaleur du jour se mêle aux souvenirs.
Les journées glissent avec la lune éteinte :
Nous retrouverons tous nos chemins perdus.
Sous la lumière, la forêt et ses chants
Tout semble s’unir dans une douce harmonie.
Ces mots ici résonnent dans le souffle du vent,
Et l’ombre ne lâchera pas sa fidèle danse.
Alors, comme la lumière se déploiera, la nuit aussi se soulève,
Les voix se mêlant à l’harmonie de l'écho du jour.
Celui qui se réjouit, avec les chants du vent,
Et je lui dirai que la liberté est entière.
Tout dès les ombres s'anime dans le doux déclin,
Ils se précipitent dans le cours du flot du jour.
Là où les racines s’enlacent d'un feuillage vert,
Leurs branches dansent où le calme s’en va.
Dans ces chuchotements, par la lumière je me glisse,
Et chaque pas prend forme sous la brise.
Cherchant le sentier, pas à pas de créativité,
Nous nous dirigerons sans jamais nous arrêter.
Les ombres s’élèvent dans la forêt, par milliers,
L’arbre à secrets se dresse lentement.
Un murmure s’élève, porte frère et sœur,
Et nos souvenirs dansent entre bois anciens.
Les vagues de l’invisible ne s’érigent plus,
Les choses perdues sont oubliées dans ma pensée.
Non, le silence ne peut jamais s’envoler,
Et la nuit portera la mélodie de l'éternité.