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Todos lo piensan

Vox Angeli

Tout Le Monde Y Pense

Tout le monde y pense,
Les hommes, les anges, les vautours,
Y'a plus de distances,
Personne qu'y ait les bras trop courts,
Tout le monde espère,
Même à l'arrière des arrière-cours,
Tout le monde veut son billet retour,
D'amour, d'amour, d'amour, d'amour.

Son éclat de chance,
celui qui vous brûle, vous inonde,
Mais le ciel s'en balance,
Puisqu'il y en a pas pour tout le monde,
Y'a des gens plein les urgences,
Sous les lumières des abat-jour,
Qui attendent leur billet retour,
D'amour, d'amour, d'amour, d'amour...

Ces anges qui dansent,
Sur ces pistes trempées d'alcools,
Dans ces caves immenses,
Les cheveux collés aux épaules,
S'envolent en silence,
Et s'éparpillent au petit-jour,
En cherchant des billets retour,
D'amour, d'amour, d'amour, d'amour...

Ces femmes qui s'avancent,
En tenant au bout de leurs bras,
Ces enfants qui lancent,
Des pierres vers les soldats,
C'est perdu d'avance,
Les cailloux sur des casques lourds,
Tout ça pour des billets retour,
D'amour, d'amour, d'amour, d'amour...

Les hommes, les anges, les vautours...
Personne qui ait les bras trop courts...
Tout le monde y pense...

Todos lo piensan

Todos lo piensan,
Los hombres, los ángeles, los buitres,
Ya no hay distancias,
Nadie con los brazos demasiado cortos,
Todos esperan,
Incluso en los patios traseros,
Todos quieren su boleto de regreso,
De amor, de amor, de amor, de amor.

Su destello de suerte,
aquel que te quema, te inunda,
Pero al cielo no le importa,
Porque no hay para todos,
Hay gente en las urgencias,
Bajo las luces de las lámparas,
Esperando su boleto de regreso,
De amor, de amor, de amor, de amor...

Esos ángeles que bailan,
En esas pistas empapadas de alcohol,
En esas inmensas cuevas,
Con el cabello pegado a los hombros,
Se elevan en silencio,
Y se dispersan al amanecer,
Buscando boletos de regreso,
De amor, de amor, de amor, de amor...

Esas mujeres que avanzan,
Sosteniendo al final de sus brazos,
A esos niños que lanzan,
Piedras hacia los soldados,
Está perdido de antemano,
Las piedras en cascos pesados,
Todo por boletos de regreso,
De amor, de amor, de amor, de amor...

Los hombres, los ángeles, los buitres...
Nadie con los brazos demasiado cortos...
Todos lo piensan...

Escrita por: Francis Cabrel