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C'est Yamal

Yamal

Es Yamal

Te imaginas la vida de otra manera, al estilo banderas
Con grandes metas, repletas carteras y panes de oro en la cena
Recuerdo, que casi me pierdo por meter la pernera
Y veo a mi madre gritando como una fiera:
"yamal subete ya, que la calle no da ná
Que el trabajo a destajo de paleta pa tirar"
Y aunque quiera, la vida no espera
Y si tu vas lento, lo siento, de veras
Te quedas sin tiempo para soñar
Y sin querer estar, pisaba el barro
Seguro que algunos cabrones tiempo atrás se repartieron el tarro
Y lo dejaron muy claro:
Jodido niño de barrio...
Miralo, como no? allí estaba yo
Aprendiendo a no tener razón
Rodeado de muertos vivientes,
Que lloran porque ahora sienten y venden
Hasta su madre por un trozo de evasión
Y van diciendo: dame algo, tio, no?
Como no vi el engaño?
Como pudieron esconder detras de tan pequeño paño
Mentiras de tan tamaño, tio
Pues a ritmo de leño, cada año, como ciego rebaño
Nos llevan a beber del caño, tio
Me niego a que sean los dueños de este chico sureño
Que sigue buscando la perfección en el diseño
Pues a convertir la prosa en rima, desde muy pequeño sueño
Y ahora mi empeño a mover montañas a mahoma de mentira el seño.

Es yamal, para bien o para mal
Dios me dio este don, estilo para gastar, tio
Es yamal, pero el camino hay que sudar
Que de la calle al cielo hay mucho que andar, tio
Es yamal, o que te crees? que la vida la regalan
Ya nada se gana con fe, chaval
Es yamal, ya no es tiempo para soñar
Quizás es tiempo, tio, para luchar.

Y es que cuando somos jovenes todos queremos cabalgar el rayo
Y dar la sensación de ser el subidón ese que da el caballo
Y llegar muy lejos, antes de ser viejo
Conseguirlo, tio, en el primer ensayo, sin fallo
Que quise ser el árbol, ja, y me quedé en el tallo
Y a mayo llegué, y me quede en la cola del paro
Esperando sallo, y le dan el callo
Ese que en la frente marca tu grito y en la espalda hasta el desmayo
Deja que suene, que suene, que truene las voces
Y que el cielo llene, quien llene de amor almacenes
Quienes, que coman piedad, que bondad den
Que de mi, ya perdón, tio, no esperen, que esperen
Venganza de quienes nos timan no vienen
Si lo primero, saber que eres hijo de mujeres como yo
Que dioses se estrella la tierra solo burdeles
Mejoraré mi perfección hasta que me supere.

Es yamal, para bien o para mal
Dios me dio este don, estilo para gastar, tio
Es yamal, pero el camino hay que sudar
Que de la calle al cielo hay mucho que andar, tio
Es yamal, o que te crees? que la vida la regalan
Ya nada se gana con fe, chaval
Es yamal, ya no es tiempo para soñar
Quizás es tiempo, tio, para luchar.

Despierta ya yamal, si quieres saber
Despierta ya yamal, que puedes hacer?
Que el marcal que ahora te dan
Seguro que más tarde tendras que pagar
Como no lo vi llegar
Existen mil razones, para insistir
Dios no me perdone, si yo no lo vi
Que me jode que el que mande se ponga delante
Pues no soy más grande porque no tengo millones
Lo importante es lo que queda por vivir
Que de aquí en adelante yo seguiré contigo o sin ti
Que ganaré y perderé mil veces, la fe en el hombre
Y al morir la gente tendrá muy claro cual es mi nombre.

Es yamal, para bien o para mal
Dios me dio este don, estilo para gastar, tio
Es yamal, pero el camino hay que sudar
Que de la calle al cielo hay mucho que andar, tio
Es yamal, o que te crees? que la vida la regalan
Ya nada se gana con fe, chaval
Es yamal, ya no es tiempo para soñar
Quizás es tiempo, tio, para luchar (x2)

C'est Yamal

Tu t'imagines la vie autrement, à la manière des drapeaux
Avec de grands objectifs, des portefeuilles bien remplis et du pain doré à la table
Je me souviens, j'ai failli me perdre en mettant le pied dans le plat
Et je vois ma mère crier comme une furie :
"Yamal, monte déjà, la rue ne donne rien
Le boulot à la chaîne, c'est pour les manuels à balancer"
Et même si je le veux, la vie n'attend pas
Et si tu traînes, désolé, vraiment
Tu te retrouves sans temps pour rêver
Et sans vouloir, je marchais dans la boue
Sûr que certains enfoirés, il y a longtemps, se sont partagé le pot
Et ils l'ont laissé très clair :
Mauvais gosse de quartier...
Regarde-le, comme si c'était pas évident ? J'y étais
Apprenant à ne pas avoir raison
Entouré de morts-vivants,
Qui pleurent parce qu'ils ressentent et vendent
Même leur mère pour un morceau d'évasion
Et ils disent : donne-moi quelque chose, mec, non ?
Comment n'ai-je pas vu le piège ?
Comment ont-ils pu cacher derrière un si petit morceau de tissu
Des mensonges de cette taille, mec
Eh bien, au rythme du bois, chaque année, comme un troupeau aveugle
Ils nous mènent à boire à la source, mec
Je refuse qu'ils soient les maîtres de ce gamin du sud
Qui continue à chercher la perfection dans le design
Car à transformer la prose en rime, depuis tout petit, c'est mon rêve
Et maintenant mon engagement à déplacer des montagnes, à Mahomet, le faux froncement de sourcils.

C'est Yamal, pour le meilleur ou pour le pire
Dieu m'a donné ce don, un style à dépenser, mec
C'est Yamal, mais le chemin, il faut le suer
Car de la rue au ciel, il y a beaucoup à parcourir, mec
C'est Yamal, tu crois quoi ? Que la vie se donne
On ne gagne plus rien avec la foi, gamin
C'est Yamal, ce n'est plus le temps de rêver
Peut-être qu'il est temps, mec, de lutter.

Et c'est que quand on est jeunes, on veut tous chevaucher l'éclair
Et donner la sensation d'être ce coup de fouet que donne le cheval
Et aller très loin, avant de devenir vieux
Y arriver, mec, dès le premier essai, sans faute
Je voulais être l'arbre, ha, et je suis resté sur la tige
Et en mai, je suis arrivé, et je suis resté dans la file du chômage
Attendant un coup de main, et on me donne le coup
Celui qui marque ton cri sur le front et jusqu'à l'évanouissement dans le dos
Laisse-le sonner, que ça résonne, que les voix grondent
Et que le ciel se remplisse, que ceux qui remplissent d'amour les entrepôts
Qui, qu'ils mangent de la pitié, qu'ils donnent de la bonté
Car de moi, déjà pardon, mec, n'attendez pas, attendez
Vengeance de ceux qui nous arnaquent ne vient pas
Si d'abord, savoir que tu es fils de femmes comme moi
Que des dieux s'écrasent, la terre, juste des bordels
J'améliorerai ma perfection jusqu'à ce que je me surpasse.

C'est Yamal, pour le meilleur ou pour le pire
Dieu m'a donné ce don, un style à dépenser, mec
C'est Yamal, mais le chemin, il faut le suer
Car de la rue au ciel, il y a beaucoup à parcourir, mec
C'est Yamal, tu crois quoi ? Que la vie se donne
On ne gagne plus rien avec la foi, gamin
C'est Yamal, ce n'est plus le temps de rêver
Peut-être qu'il est temps, mec, de lutter.

Réveille-toi déjà Yamal, si tu veux savoir
Réveille-toi déjà Yamal, que peux-tu faire ?
Que le marcal qu'on te donne maintenant
Sûrement plus tard, tu devras le payer
Comment n'ai-je pas vu ça arriver
Il y a mille raisons, pour insister
Que Dieu ne me pardonne pas, si je ne l'ai pas vu
Ça me fait chier que celui qui commande se mette devant
Car je ne suis pas plus grand parce que je n'ai pas des millions
L'important, c'est ce qu'il reste à vivre
Que d'ici en avant, je continuerai avec ou sans toi
Que je gagnerai et perdrai mille fois, la foi en l'homme
Et en mourant, les gens sauront très bien quel est mon nom.

C'est Yamal, pour le meilleur ou pour le pire
Dieu m'a donné ce don, un style à dépenser, mec
C'est Yamal, mais le chemin, il faut le suer
Car de la rue au ciel, il y a beaucoup à parcourir, mec
C'est Yamal, tu crois quoi ? Que la vie se donne
On ne gagne plus rien avec la foi, gamin
C'est Yamal, ce n'est plus le temps de rêver
Peut-être qu'il est temps, mec, de lutter (x2)

Escrita por: Yamal