Esbarzers (remix)
L'olor a podrit de València em posa calent
Expulsat per l'arc de l'estació de tren
Sóc l'últim passatger a l'andana dels teus ulls
L'última "xusta" banyada, rosella xafigada
Qui collons ha apagat la llum?
Carn de rodalia I AP7
Set voltes per setmana m'enamore del teu peu esquerre I veig
Com ens cau el cel damunt I amb el dit del mig
L'aguante I el tire cap amunt, ouyeah!!
A la punta de la llengua tenia un tros de Venus
Que m'ixia de la boca cada volta que l'obria
Quan isc a buscar l'alegria
No sé perquè acabe sempre en el teu carrer
Allí es sent una melodia
Arrap de canyamel, carícia d'esbarzers
"Incar-me" un garrot I volar, descivilitzar-me
Aprendre a estimar les tares, les turbulències
Descobrir-nos a poc a poc les carències
Cuidar als amics com em cuiden ells a mi
Contar-nos les misèries amb formatge pa I vi
Esnifar la vida amb "turulo" compartit
Fer viatjar la llengua a través de la vall que tens entre els pits
Tot per la pàtria del teu cos, arrugues, molles, pigues
Raconets ocults, cicatrius I tatuatges
Soltaves poesia en totes les mirades
Jo tenia les entranyes plenes de deixalles
I a la punta de la llengua tenia un tros de Venus
Que m'eixia de la boca cada volta que l'obria
Quan isc a buscar l'alegria
No sé perquè acabe sempre en el teu carrer
M'acoste allí quan mor el dia
I tu sempre m'arreplegues l'ànima dels peus
Esbarzers (remix)
L'odeur de pourriture de Valence me met en chaleur
Expulsé par l'arc de la gare
Je suis le dernier passager sur le quai de tes yeux
La dernière "xusta" trempée, coquelicot écrasé
Qui diable a éteint la lumière ?
Viande de banlieue et AP7
Sept fois par semaine je tombe amoureux de ton pied gauche et je vois
Comment le ciel nous tombe dessus et avec le doigt du milieu
Je le maintiens et je le tire vers le haut, ouais !!
À la pointe de la langue j'avais un morceau de Vénus
Qui sortait de ma bouche chaque fois que je l'ouvrais
Quand je sors chercher la joie
Je ne sais pas pourquoi je finis toujours dans ta rue
Là-bas on entend une mélodie
Étreinte de canne à sucre, caresse de ronces
"Me taper" un bâton et voler, me déshumaniser
Apprendre à aimer les défauts, les turbulences
Se découvrir peu à peu les manques
Prendre soin des amis comme ils prennent soin de moi
Se raconter nos misères avec fromage, pain et vin
Sniffer la vie avec "turulo" partagé
Faire voyager la langue à travers la vallée que tu as entre les seins
Tout pour la patrie de ton corps, rides, miettes, taches de rousseur
Petits coins cachés, cicatrices et tatouages
Tu lâchais de la poésie dans tous les regards
J'avais les entrailles pleines de déchets
Et à la pointe de la langue j'avais un morceau de Vénus
Qui sortait de ma bouche chaque fois que je l'ouvrais
Quand je sors chercher la joie
Je ne sais pas pourquoi je finis toujours dans ta rue
Je m'approche là-bas quand le jour meurt
Et toi tu ramasses toujours mon âme des pieds.