Simple D'égout (1)
Libère moi de tout ce qui m'oppresse
Libère moi de tout ce qui m'aliène
Ce qui m'oblige à me mentir
Quand chaque jour de ma vie consiste à me convaincre
Du bien-fondé de la voie que j'emprunte
Ma foi me quitte
Juste envie de vous montrer le plus immonde de vous
Simplement incarner vos propres pourritures
La rouille qui ronge vos essieux
Paraître plus bas que terre et projeter sur moi vos meurtrissures
Et vous dire en vous regardant au-delà des fenêtres
Vous vous croyez libres mais ces certitudes scellent vos chaînes
Encore une nuit d'angoisse ou la transfiguration s'opère
Déversement poignant de trips avariés
Emancipation d'un silence tenace
Vogue pantin sur ce fleuve fumant et ne craint plus la mort
La vérité sur les armées des ténèbres jaillira à l'époque des pages mortes
Lorsque tomberont les derniers arbres centenaires sous l'effet du gel et des verres
Nous n'aurons plus qu'à nous défénestrer
Entre père nourricier et mère phalus tu dérives à présent dans les tréfonds de cet oubli
Transgression mystique mélanges illicites
Masochiste ou Misanthrope
Subversif mais dérisoire
Tu penses enfin comprendre à travers ce prisme laiteux
Ce corps demi feu qui s'agite au loin triste revenant
Juste envi de vous montrer le plus immonde de vous
Simplement incarner vos propres pourritures
La rouille qui ronge vos essieux
Peut-être qu'en vous montrant vos âmes telles qu'elles sont vraiment
Creuses diaphanes j'obtiendrais le seul remède à ma rage
Manipuler un esprit, pulvériser les obstacles sur ma route
Jouer avec la vie, la tenir entre mes mains
Pouvoir la prendre en écrasant l'être qui la contient
Simple de Alcantarilla (1)
Libérame de todo lo que me oprime
Libérame de todo lo que me aliena
Lo que me obliga a mentirme
Cuando cada día de mi vida consiste en convencerme
De la validez del camino que estoy tomando
Mi fe me abandona
Sólo quiero mostrarte lo más inmundo de ti
Simplemente encarnar tus propias podredumbres
El óxido que corroe tus ejes
Aparentar ser más bajo que la tierra y proyectar en mí tus heridas
Y decirte mirándote más allá de las ventanas
Te crees libre pero esas certezas sellan tus cadenas
Otra noche de angustia donde se opera la transfiguración
Vertido conmovedor de tripas en mal estado
Emancipación de un silencio persistente
Navega títere en este río humeante y ya no teme a la muerte
La verdad sobre los ejércitos de las tinieblas brotará en la época de las páginas muertas
Cuando caigan los últimos árboles centenarios bajo el efecto del hielo y los cristales
No nos quedará más que lanzarnos por la ventana
Entre padre nutricio y madre falus te deslizas ahora en las profundidades de este olvido
Transgresión mística mezclas ilícitas
Masoquista o misántropo
Subversivo pero ridículo
Finalmente crees entender a través de este prisma lechoso
Este cuerpo medio fuego que se agita lejos triste regresando
Sólo quiero mostrarte lo más inmundo de ti
Simplemente encarnar tus propias podredumbres
El óxido que corroe tus ejes
Tal vez mostrándote tus almas como realmente son
Vacías diáfanas obtendría el único remedio para mi rabia
Manipular una mente, pulverizar los obstáculos en mi camino
Jugar con la vida, sostenerla entre mis manos
Poder tomarla aplastando al ser que la contiene