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El Neo Aristocrat

Anaïs Kaël

Le Néo Aristocrate

À toi le néo aristocrate,
pas bien beau un peu court sur pattes
mais grand intello, élevé, à la grande école HEC.
Avec ton ciboulot en pâte à modeler,
elle a moulé tes idéaux les plus à droite,
dans une petite boite vite fait bien fait…
Faut être révérencieux,
quand passe le grand monsieur,
faut être révérencieux…
Avec ta culture la plus plate,
tu t'en iras te faire mousser,
t'envoyer en bulles t 'éclater plus haut que ton cul péter...
Ah ça pour ça tu nous épates !
Eh ? Comment tu fais pour que tous les cons t'idolâtrent,
viennent à tes pieds se prosterner…
À toi qui parle d'intelligence,
d'ouverture d'esprit, de respect,
mais qui méprise la différence
pour cacher le fait qu'elle t'effraie.
À toi qui parle de tolérance,
de grandeur d'âme et de bonté
mais qui crache sur l'indigence dans ta BMW.
À toi l'homme mûr qui pense que mes discours d'intégrité
ne sont que des restes d'adolescence,
des résidus qui vont passer,
que ta merveilleuse existence doit forcément me faire rêver…
Ton cœur plaqué or tombera de regrets et de remords…
À toi le techno bureaucrate,
costard, chemise blanche et cravate de rigueur,
sacoche en cuir, grosse montre et souliers cirés.
Avec ta tronche, tu claques tout sur ton passage assuré,
tes allures, tes postures de con,
complexé de supériorité…
Faut être silencieux,
quand parle le grand Monsieur,
faut être silencieux…
À toi le roi de l'open-space
qui tient tous ses sujets en laisse,
tes dévoués subordonnés,
qui aiment à te lécher les pieds.
Avec ton égo de baudruche,
gonflé de vide telle une cruche
et que l'on vient congratuler en pensant va te faire enculer…
À toi l'homme dont la jouissance consiste à paraître,
à briller, par le poids de ta suffisance,
voir les autres sous toi s'écraser…
À toi et à ta toute puissance à ta vie plate à en crever…
À toi l'homme mûr qui pense que mes discours d'intégrité
ne sont que des restes d'adolescence,
des résidus qui vont passer,
que ta merveilleuse existence doit forcément me faire rêver.
Ton cœur plaqué or tombera de regrets et de remords…
Parfois, je pense à ta femme avec sa beauté froide
d'infâme accessoire de mode acheté sous le régime de la communauté.
Parfois je pense à tes mioches
qui toute ta vie te feront les poches
pour trouver un peu au rabais,
de l'amour dans ton porte-monnaie.
Parfois je pense à ta maîtresse
que tu drogues de nuits d'ivresse...
Parfois je pense à ta mère
que t'as pas vu depuis que ton père est décédé
et t'a légué la vieille peau dont faut s'occuper.
Parfois je pense à ta fratrie,
si soudée, aimante, unie,
lorsqu'il s'agit de se partager la pension de vioque de la mémé…
Parfois je pense à tes amis,
les plus beaux, que tu invites le samedi
décorer de leur présence ta noble demeure en Provence…
Et bien moi, Ducon, tu vois…
Tes conseils à la con sur la vie, j'en veux pas…

El Neo Aristocrat

Para ti el neo-aristocrato
no muy agradable un poco corto en las piernas
pero gran intello, criado, en la escuela secundaria HEC
Con tu pasta de modelado cijob
Ella moldeó tus ideales más derecha
en una pequeña caja rápidamente hizo bien
Tienes que ser reverento
cuando el gran caballero
debe ser reverente
Con tu cultura más plana
te vas a hacer espuma
Enviarte burbujas estalló más alto que tu pedo trasero
¡Oh, por eso estás aturdido!
¿Eh, eh? ¿Cómo haces que todos los idiotas te idolen
se pone de pie para postrarse
Para ti hablando de inteligencia
apertura de mente, respeto
pero que desprecia la diferencia
para ocultar el hecho de que ella te asusta
Para ti hablando de tolerancia
de grandeza de alma y bondad
pero escupiendo en la indigencia en tu BMW
A ti, el hombre maduro que piensa que mi integridad habla
no son más que restos de la adolecencia
de los residuos que pasarán
que tu maravillosa existencia tiene que hacerme soñar
Tu corazón chapado en oro caerá de remordimientos y remordimientos
Para ti el tecno burócrata
traje, camisa blanca y riguroso
Bolso de cuero, reloj grande y zapatos encerados
Con tu cara, golpeas todo en tu paso seguro
tu apariencia, tu con
complejo de superioridad
Tienes que estar en silencio
cuando el gran caballero habla
debe estar callado
Para ti el rey del espacio abierto
que tiene todos sus súbditos en un let
sus subordinados dedicados
que les gusta lamer sus pies
Con tu ego
inflado con vacío como una jarra
y que vengamos a felicitar y pensar que te hará jodidamente
A ti, el hombre cuyo placer es parecer
brillar, por el peso de su suficiencia
Ver a los otros debajo de ti estrellándose
A ti y a tu poder a tu vida plana para morir
A ti, el hombre maduro que piensa que mi integridad habla
no son más que restos de la adolecencia
de los residuos que pasarán
que tu maravillosa existencia tiene que hacerme soñar
Tu corazón chapado en oro caerá de remordimientos y remordimientos
A veces pienso en tu esposa con su belleza fría
de accesorio de moda infame comprado bajo el régimen de la comunidad
A veces pienso en tus pequeños
que toda tu vida te hará bolsillos
para encontrar un poco abajo
amor en tu cartera
A veces pienso en tu amante
que las drogas de las noches de embriaguez
A veces pienso en tu madre
que no has visto desde que tu padre falleció
y te dejó la piel vieja que necesitas cuidar
A veces pienso en tu hermano
si se sueldan, aman, unien
cuando se trata de compartir la pensión vioque de la abuela
A veces pienso en tus amigos
la más hermosa, que invitas el sábado
decorar con su presencia su noble casa en Provenza
Bueno, yo, Ducon, ya sabes
Tu estúpido consejo sobre la vida, no lo quiero

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