395px

Coyote

Banlieue Rouge

Coyote

Partout où tu vas tu es toujours seul,
Comme si la marque des damnés y collait à ta gueule
Tel un tatouage le symbole de dissidence
De ta classe criminelle, de tes cris de vengeance
Héritier mal-aimé de mariages illégaux,
Le fils d'une putain de Nouveau-Mexico
De mensonges et de haine ta vie est un désert
Les mémoires que tu gardes te laissent un goût amer...
Le goût de ton sang te coulant au visage
Les pierres que t'on jetées tous les gens des villages
N'ayant vu en toi qu'une plaie, qu'une vermine
Toi qui avait volé, poussé par la famine
Tenu responsable de tous leurs maux,
Tu es le pestiféré entre tous
Et comme les hommes du Nord en veulent à ta peau,
Tu fuis en solitaire où le vent te pousse...
D'un coeur pur et juste ils ont fait une pierre
Tu es devenu le monstre qu'ils voyaient
La douleur d'la gangrène te ronge les chairs,
Tes rêves sont cauchemars à tout jamais
Tapi dans l'ombre d'un dernier refuge
Caché dans les décombres où la folie te gruge
Toi dont le futur reste une aventure,
C'est peut-être un espoir vain que te réserves demain...
Coyote quel est ton vrai nom, enfant d'une noire incantation
Celle d'un monde de corruption, de lâcheté, de diffamation...
(2x)

Coyote

Dondequiera que vayas, siempre estás solo,
Como si la marca de los condenados se pegara a tu cara
Como un tatuaje, el símbolo de disidencia
De tu clase criminal, de tus gritos de venganza
Heredero malquerido de matrimonios ilegales,
El hijo de una maldita de Nuevo México
De mentiras y odio, tu vida es un desierto
Los recuerdos que guardas te dejan un sabor amargo...
El sabor de tu sangre corriendo por tu rostro
Las piedras que te arrojaron todos los habitantes de los pueblos
Viéndote solo como una llaga, como una alimaña
Tú que robaste, empujado por el hambre
Responsable de todos sus males,
Eres el apestado entre todos
Y como los hombres del Norte te persiguen,
Huyes en soledad hacia donde te lleve el viento...
De un corazón puro y justo hicieron una piedra
Te has convertido en el monstruo que veían
El dolor de la gangrena te carcome la carne,
Tus sueños son pesadillas para siempre
Agazapado en la sombra de un último refugio
Escondido entre los escombros donde la locura te devora
Tú, cuyo futuro sigue siendo una aventura,
Quizás sea una esperanza vana la que te depara el mañana...
Coyote, ¿cuál es tu verdadero nombre, hijo de una oscura invocación
La de un mundo de corrupción, cobardía, difamación...
(2x)

Escrita por: