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Nadie Más Que Yo

Barbara Pravi

Personne D'autre Que Moi

On passe sa vie à mettre des manteaux
Un peu trop grands ou trop petits, jamais très beaux
Et l'on s'enroule dedans, en boule, ça nous rassure

On passe notre temps à chercher le nouveau
Le différent, le dernier cri, plus ou moins chaud
Et l'on se cache derrière ce masque, rien qu'une parure

Mais moi, qu'on me recouvre ou qu'on me voit vraiment
Je m'en fous comme des histoires au présent
J'enlève tout

Je pourrais me balader nue, sans frousse
Sans peur qu'on se rit de moi
Car mon corps dérobe à la vue de tous
Un cœur si délicat

Seul, le soir, il se met à nu
Révèle aux ombres l'éclat
Mais jamais personne ne l'a vu
Personne d'autre que moi

Été, hiver, qu'importe les saisons
On sait y faire, on s'camoufle toujours en fonction
Plutôt les larmes ou bien les charmes, comme tu préfères

Mais moi, je dis tout haut ce que je pense au dedans
Je m'en fous, je sais aussi faire semblant
Si bien, je joue

Je pourrais me balader nue, sans frousse
Sans peur qu'on se rit de moi
Car mon corps dérobe à la vue de tous
Un cœur si délicat

Je pourrais me balader nue, sans frousse
Sans peur qu'on se rit de moi
Car mon corps dérobe à la vue de tous
Un cœur si délicat

Seul, le soir, il se met à nu
Révèle aux ombres l'éclat
Mais jamais personne ne l'a vu
Personne d'autre que moi
Personne d'autre que moi

Nadie Más Que Yo

Se pasa la vida poniéndose abrigos
Un poco grandes o pequeños, nunca muy bonitos
Y nos envolvemos en ellos, en bola, nos reconforta

Pasamos nuestro tiempo buscando lo nuevo
Lo diferente, la última moda, más o menos caliente
Y nos escondemos detrás de esta máscara, solo una apariencia

Pero yo, que me cubran o me vean de verdad
Me importa un comino como las historias del presente
Me quito todo

Podría pasear desnuda, sin miedo
Sin temor a que se rían de mí
Porque mi cuerpo oculta a la vista de todos
Un corazón tan delicado

Solo, por la noche, se desnuda
Revela a las sombras el brillo
Pero nunca nadie lo ha visto
Nadie más que yo

Verano, invierno, no importan las estaciones
Sabemos cómo hacerlo, siempre nos camuflamos
Más lágrimas o encantos, como prefieras

Pero yo digo en voz alta lo que pienso por dentro
Me importa un comino, también sé fingir
Tan bien, juego

Podría pasear desnuda, sin miedo
Sin temor a que se rían de mí
Porque mi cuerpo oculta a la vista de todos
Un corazón tan delicado

Podría pasear desnuda, sin miedo
Sin temor a que se rían de mí
Porque mi cuerpo oculta a la vista de todos
Un corazón tan delicado

Solo, por la noche, se desnuda
Revela a las sombras el brillo
Pero nunca nadie lo ha visto
Nadie más que yo
Nadie más que yo

Escrita por: Barbara PRAVI