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Libertad

Barbara

Liberté

Liberté, liberté
Qu'as-tu fait, liberté,
Pour ceux-là qui voulaient te défendre,
Les voilà, tes amis,
Ils étaient trop petits,
Et demain, le bourreau va les pendre,

Ils aimaient bien leurs enfants,
Ils aimaient bien leurs parents,
Et pas qu'un peu, le vin rouge et l'amour,
Mais quelque chose manquait,
Qu'ils ne pouvaient expliquer,
Et c'était toi, liberté des beaux jours,

Avec une rose au chapeau,
Bien plus jolie qu'un drapeau,
Droit devant eux, un jour, s'en sont allés,
Mais ils n'ont pas fait quatre pas,
Que les sergents étaient là,
Qui les tenaient au bout des pistolets,

N'as-tu pas deux visages,
Liberté,
L'un joueux, l'autre grave,
Liberté,

Liberté, liberté,
Qu'as-tu fait, liberté,
Pour ceux-là qui t'ont crue, sur parole,
Ils ne t'ont jamais vue,
Ils ne te verrons plus,
Liberté, fameux rêve des hommes,

Ils ne vivaient que par toi,
Ils ne parlaient que de toi,
Et c'est pour toi qu'ils prierons dans leur ciel,
Rien n'a changé dans leur coeur,
Ils n'ont plus froid, n'ont plus peur,
C'est toujours toi, liberté, leur soleil,

Quand on les a condamnés,
Ils ont salué sans pleurer,
Et l'un à l'autre, ils se sont embrassés,
Ils ont prié "vive le roi,
Vive la reine et la loi,
Mais surtout, vive, vive la liberté"
Liberté, liberté, liberté...

Libertad

Libertad, libertad
¿Qué has hecho, libertad
Para aquellos que querían defenderte
Aquí están, tus amigos
Eran demasiado pequeños
Y mañana el verdugo los colgará

Les gustaban sus hijos
Les gustaban sus padres
Y no sólo un poco, vino tinto y amor
Pero faltaba algo
Que no podían explicar
Y fuiste tú, libertad de días soleados

Con una rosa en el sombrero
Mucho más bonito que una bandera
Justo delante de ellos, un día, salió
Pero no dieron cuatro pasos
Que los sargentos estaban allí
¿Quién los sostenía al final de las pistolas

¿No tienes dos caras
Libertad
Un jugador, el otro serio
Libertad

Libertad, libertad
¿Qué has hecho, libertad
Para aquellos que te creyeron, en libertad condicional
Nunca te han visto
Ya no te verán
Libertad, el famoso sueño de los hombres

Vivían sólo por ti
Sólo hablaban de ti
Y orarán por ti en su cielo
Nada ha cambiado en su corazón
Ya no son fríos, ya no son miedos
Siempre eres tú, la libertad, su sol

Cuando fueron condenados
Ellos saludaron sin gritar
Y el uno al otro, se besó
Rezaron: «Viva el Rey
Larga vida a la reina y a la ley
Pero sobre todo, viva la libertad
Libertad, libertad, libertad

Escrita por: Maurice Vidalin