395px

Eran cinco

Barbara

Ils étaient cinq

Ils étaient cinq
C'étaient des hommes
Tous les cinq sentaient le tabac
Même celui qui ne fumait pas

Le premier a bien tenté
De me dire d'où il venait
Et où il voulait aller
Il voulait que je l'écoute
Faut croire qu'il avait, sans doute
Des choses à me raconter
Mais moi, mais moi
Je ne l'ai pas laissé parler
Je ne l'ai pas laissé parler
Je ne l'ai pas laissé parler

Je lui ai mordu la lèvre
Il m'a rendu mon baiser

Ils étaient cinq
C'étaient des hommes
Tous le cinq sentaient le whisky
Même celui qui ne buvait pas

Le second a bien tenté
De me parler de sa mère
De pleurer sur son passé
Il a versé quelques larmes
Il avait le goût du drame et ne pouvait oublier
Mais moi, mais moi
Je ne l'ai pas laissé pleurer
Je ne l'ai pas laissé pleurer
Je ne l'ai pas laissé pleurer

J'ai touché ses cicatrices
Et il m'a déshabillée

Ils étaient cinq
C'étaient des hommes
Tous les cinq m'ont parlé d'amour
Même celui qui n'aimait pas

Le troisième, le quatrième
Ont tenté de m'emmener
Ils rêvaient à une épouse
Ils m'avaient imaginée
Au coin de la cheminée
Comme un grillon du foyer
Mais moi, mais moi
Je ne les ai pas laissé rêver
Je ne les ai pas laissé rêver
Je ne les ai pas laissé rêver

Le cinquième, le gentleman
Ne m'a rien dit, pas un mot

Ils étaient cinq
C'étaient des hommes
Tous les cinq sentaient l'œillet
Lorsqu'ils sortaient de mon lit
Lorsqu'ils sortaient de mes bras
Ils étaient cinq et puis voilà
Ils étaient cinq et puis voilà

Eran cinco

Eran cinco
Eran hombres
Los cinco olían a tabaco
Incluso el que no fumaba

El primero intentó
Decirme de dónde venía
Y a dónde quería ir
Quería que lo escuchara
Hay que creer que tenía, sin duda
Cosas que contarme
Pero yo, pero yo
No lo dejé hablar
No lo dejé hablar
No lo dejé hablar

Le mordí el labio
Él me devolvió el beso

Eran cinco
Eran hombres
Los cinco olían a whisky
Incluso el que no bebía

El segundo intentó
Hablarme de su madre
Llorar por su pasado
Lloró algunas lágrimas
Tenía el sabor del drama y no podía olvidar
Pero yo, pero yo
No lo dejé llorar
No lo dejé llorar
No lo dejé llorar

Toqué sus cicatrices
Y él me desnudó

Eran cinco
Eran hombres
Los cinco me hablaron de amor
Incluso el que no amaba

El tercero, el cuarto
Intentaron llevarme
Soñaban con una esposa
Me habían imaginado
Al lado de la chimenea
Como un grillo del hogar
Pero yo, pero yo
No los dejé soñar
No los dejé soñar
No los dejé soñar

El quinto, el caballero
No me dijo nada, ni una palabra

Eran cinco
Eran hombres
Los cinco olían a clavel
Cuando salían de mi cama
Cuando salían de mis brazos
Eran cinco y así fue
Eran cinco y así fue

Escrita por: Barbara