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La línea recta

Barbara

La ligne droite

[Georges Moustaki]
Je ne t'attends pas au bout d'une ligne droite
Je sais qu'il faudra faire encore des détours
Et voir passer encore des jours et des jours
Mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte

Il pleut chez moi, chez toi le Soleil est de plomb
Quand pourrons-nous enfin marier nos saisons?
Quand pourrons-nous rentrer ensemble à la maison?
Nous avons le temps, mais pourquoi est-ce si long?

Mes habits ont parfois des traces de poussière
Et le parfum fané des amours passagères
Qui m'ont rendu la solitude plus légère
À l'aube de mes nuits blanches et solitaires

Et toi mon bel amour dis-moi s'il y des hommes
Qui t'ont rendu la vie un peu moins monotone
Qui t'aident à supporter l'hiver après l'automne
Et les silences obstinés du téléphone

Nous nous raconterons nos triomphes et nos fêtes
Mais comment s'avouer toutes nos défaites
L'angoisse qui nous tient, l'angoisse qui nous guette
Et s'accroche à chaque pensée, à chaque geste

Je sais que tu seras au bout de mes voyages
Je sais que tu viendras malgré tous les détours
Nous dormirons ensemble et nous ferons l'amour
Dans un monde réinventé à notre image

[Barbara]
Je ne t'attends pas au bout d'une ligne droite
Tu sais, il faudra faire encore des détours
Et voir passer des jours et des jours
Mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte

Il pleut chez moi, chez toi le Soleil est de plomb
Quand pourrons-nous enfin marier nos saisons?
Quand pourrons-nous rentrer ensemble à la maison?

Tes habits porteront des traces de poussière
Et le parfum fané des amours passagères
Qui t'ont rendu la solitude plus légère

Oh moi mon cher amour bien sûr j'ai eu des hommes
Qui m'ont rendu la vie un peu moins monotone
Et m'aident à supporter l'hiver après l'automne

On ne s'attend pas au bout d'une ligne droite
Tu sais, il faudra faire encore des détours
Et voir passer des jours et des jours
Mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte

Nous nous raconterons nos triomphes et nos fêtes
Mais comment s'avouer nos superbes défaites
Nos doutes répétés, nos angoisses secrètes?

Un jour, tu seras au bout de mes voyages
Un jour, tu viendras malgré tous les détours
Nous dormirons ensemble et nous ferons l'amour
Dans un monde réinventé à notre image

La línea recta

[Georges Moustaki]
No te espero al final de una línea recta
Sé que habrá que dar aún más vueltas
Y ver pasar días y días
Pero sin que nada apague nuestra impaciencia

Está lloviendo en mi casa, en la tuya el sol está de plomo
¿Cuándo podremos por fin unir nuestras estaciones?
¿Cuándo podremos regresar juntos a casa?
Tenemos tiempo, pero ¿por qué se siente tan largo?

Mi ropa a veces tiene marcas de polvo
Y el perfume marchito de amores pasajeros
Que me han hecho la soledad más ligera
Al amanecer de mis noches blancas y solitarias

Y tú, mi bello amor, dime si hay hombres
Que te han hecho la vida un poco menos monótona
Que te ayudan a soportar el invierno después del otoño
Y los silencios obstinados del teléfono

Nos contaremos nuestros triunfos y nuestras fiestas
Pero, ¿cómo confesar todas nuestras derrotas?
La angustia que nos atrapa, la angustia que nos acecha
Y se aferra a cada pensamiento, a cada gesto

Sé que estarás al final de mis viajes
Sé que vendrás a pesar de todos los desvíos
Dormiremos juntos y haremos el amor
En un mundo reinventado a nuestra imagen

[Barbara]
No te espero al final de una línea recta
Sabes, habrá que dar aún más vueltas
Y ver pasar días y días
Pero sin que nada apague nuestra impaciencia

Está lloviendo en mi casa, en la tuya el sol está de plomo
¿Cuándo podremos por fin unir nuestras estaciones?
¿Cuándo podremos regresar juntos a casa?

Tu ropa llevará marcas de polvo
Y el perfume marchito de amores pasajeros
Que te han hecho la soledad más ligera

Oh, yo, mi querido amor, claro que he tenido hombres
Que me han hecho la vida un poco menos monótona
Y me ayudan a soportar el invierno después del otoño

No nos esperamos al final de una línea recta
Sabes, habrá que dar aún más vueltas
Y ver pasar días y días
Pero sin que nada apague nuestra impaciencia

Nos contaremos nuestros triunfos y nuestras fiestas
Pero, ¿cómo confesar nuestras magníficas derrotas?
Nuestras dudas repetidas, nuestras angustias secretas?

Un día, estarás al final de mis viajes
Un día, vendrás a pesar de todos los desvíos
Dormiremos juntos y haremos el amor
En un mundo reinventado a nuestra imagen

Escrita por: Georges Moustaki