Vieille Star
Les yeux fermés pour cause d'inventaire
Elle se balançait dans un vieux rockin' chair
Dans son jardin d'hiver, il faisait toujours bon
Se mettre le coeur au vert et au fil des saisons
Elle s'offrait des récrés, elle faisait le bilan
Des bonheurs égarés dans les brouillards du temps
Enfuis les fans, fanées les fleurs
Elle avait quitté la Goldwyn
Et vieillissait à contrecoeur
Dans un fauteuil de Moleskine
Elle laissait défiler les images d'hier
La pluie de ses amours et leurs coups de tonnerre
L'eau bleue de ses yeux avait fait couler l'encre
Des journaux du soir quand dans les années trente
Elle était une star et qu'au fond d' sa berline
Battait le coeur d'un tsar sur sa cape de Zibeline
Enfuis les fans, fanées les fleurs
Elle avait quitté la Goldwyn
Et vieillissait à contrecoeur
Dans un fauteuil; de Moleskine
Aujourd'hui ses visons sentent la naphtaline
Et son corps fatigué boude l'eau d' la piscine
Le temps avait usé son visage de madone
Sous le ciel de son lit ne dort plus personne
Enfuis les fans, fanées les fleurs
Elle avait quitté la Goldwyn
Et vieillissait à contrecoeur
Dans un fauteuil; de Moleskine
Vieja Estrella
Con los ojos cerrados por causa de inventario
Se balanceaba en una vieja mecedora
En su jardín de invierno, siempre hacía buen tiempo
Poner el corazón en verde y a lo largo de las estaciones
Se tomaba recreos, hacía balance
De las alegrías perdidas en las nieblas del tiempo
Huyeron los fans, marchitas las flores
Había dejado la Goldwyn
Y envejecía a regañadientes
En un sillón de Moleskine
Dejaba pasar las imágenes de ayer
La lluvia de sus amores y sus truenos
El azul de sus ojos había hecho correr la tinta
De los periódicos de la tarde cuando en los años treinta
Ella era una estrella y en el fondo de su limusina
Latía el corazón de un zar sobre su capa de Zibeline
Huyeron los fans, marchitas las flores
Había dejado la Goldwyn
Y envejecía a regañadientes
En un sillón de Moleskine
Hoy sus visiones huelen a naftalina
Y su cuerpo cansado evita el agua de la piscina
El tiempo había desgastado su rostro de madona
Bajo el cielo de su cama ya no duerme nadie
Huyeron los fans, marchitas las flores
Había dejado la Goldwyn
Y envejecía a regañadientes
En un sillón de Moleskine