395px

No pensaba en Rosa

Beaucarne Julos

Je ne songeais pas à Rose

Je ne songeais pas à Rose;
Rose au bois vint avec moi;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.

J'étais froid comme les marbres;
Je marchais à pas distraits;
Je parlais des fleurs, des arbres
Son œil semblait dire : Après ?

La rosée offrait ses perles,
Le taillis ses parasols;
J'allais; j'écoutais les merles,
Et Rose les rossignols.

Je ne songeais pas à Rose;
Rose au bois vint avec moi;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.

Moi, seize ans, et l'air morose.
Elle vingt; ses yeux brillaient.
Les rossignols chantaient Rose
Et les Merles me sifflaient.

Rose, droite sur ses hanches,
Leva son beau bras tremblait
Pour prendre une mûre aux branches
Je ne vis pas son bras blanc.

Je ne songeais pas à Rose;
Rose au bois vint avec moi;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.

Une eau courait, fraîche et creuse,
Sur les mousses de velours
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.

Rose défit sa chaussure,
Et mit, d'un air ingénu,
Joli petit pied dans l'eau pure
Je ne vis pas son pied nu

Je ne songeais pas à Rose;
Rose au bois vint avec moi;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.

Je ne savais que lui dire;
Je la suivais dans le bois,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelquefois.

Je ne vis qu'elle était belle
Qu'en sortant des grands bois sourds.
- Soit; n'y pensons plus ! dit-elle,
Depuis, j'y pense toujours.

Je ne songeais pas à Rose;
Rose au bois vint avec moi;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.

La rosée offrait ses perles,
Le taillis ses parasols;
J'allais; j'écoutais les merles,
Et Rose les rossignols.

Je ne vis qu'elle était belle
Qu'en sortant des grands bois sourds.
- Soit; n'y pensons plus ! dit-elle,
Depuis, j'y pense toujours.

No pensaba en Rosa

No pensaba en Rosa;
Rosa en el bosque vino conmigo;
Hablábamos de algo,
Pero ya no sé de qué.

Yo estaba frío como los mármoles;
Caminaba distraído;
Hablaba de flores, de árboles,
Su mirada parecía decir: ¿Y luego qué?

El rocío ofrecía sus perlas,
El matorral sus sombrillas;
Iba; escuchaba a los mirlos,
Y Rosa a los ruiseñores.

No pensaba en Rosa;
Rosa en el bosque vino conmigo;
Hablábamos de algo,
Pero ya no sé de qué.

Yo, dieciséis años, y con aire sombrío.
Ella veinte; sus ojos brillaban.
Los ruiseñores cantaban a Rosa
Y los mirlos me silbaban.

Rosa, erguida en sus caderas,
Levantó su hermoso brazo tembloroso
Para tomar una mora de las ramas
No vi su brazo blanco.

No pensaba en Rosa;
Rosa en el bosque vino conmigo;
Hablábamos de algo,
Pero ya no sé de qué.

Un agua corría, fresca y profunda,
Sobre los musgos de terciopelo,
Y la naturaleza amorosa
Dormía en los grandes bosques silenciosos.

Rosa desató su zapato,
Y puso, con aire ingenuo,
Su lindo pie en el agua pura
No vi su pie desnudo.

No pensaba en Rosa;
Rosa en el bosque vino conmigo;
Hablábamos de algo,
Pero ya no sé de qué.

No sabía qué decirle;
La seguía en el bosque,
Viéndola a veces sonreír
Y suspirar de vez en cuando.

No vi que era hermosa
Hasta que salimos de los grandes bosques silenciosos.
- Bueno; ¡no pensemos más en ello! dijo ella,
Desde entonces, siempre pienso en ello.

No pensaba en Rosa;
Rosa en el bosque vino conmigo;
Hablábamos de algo,
Pero ya no sé de qué.

El rocío ofrecía sus perlas,
El matorral sus sombrillas;
Iba; escuchaba a los mirlos,
Y Rosa a los ruiseñores.

No vi que era hermosa
Hasta que salimos de los grandes bosques silenciosos.
- Bueno; ¡no pensemos más en ello! dijo ella,
Desde entonces, siempre pienso en ello.

Escrita por: