395px

La Porte Clandestine

Bell Witch

The Clandestine Gate

Reflected whisper of me, a drowned ruse
Shallow dug in a pulsing maze
Deafened foe
I see- glowing in a labyrinth of waves
The aired specter, deception of the light
That I follow

Sculpted emptiness of all things
Held in shade, cast by the spark
Returning veil
Hollow specter bleeding on the dark
The fleeting breath in the returning light
That I follow

Incessant wheel of time, dawn’s bodies
Formless waves frozen in night
Immutable eyes
Stare infinite and squander sight
Gaze backwards but the waxing light
That I follow
The moment’s hands eluded by that which time astrays
Scorch the flames of tomorrows to ashes by today
A lifetime’s shadow
Under wingless wind to flight, unborn memory array
That echoes in forever, decay bloomed of the light
That I follow

The greatest weight, the breathed wind blown gone
What innumerable shudders of the recurring past
Open ahead
What matter of a flown moment shall spread last
In blooming decay under the climbing light
That I follow

The greatest weight, this recurring dawn
The greatest weight, falling glass the rising gate
Of a sightless phantom
Sullen butcher, the fleeing horizon that forever escapes
Crashing wave of chariots, arrows of the light
That I follow
The moment, if ascent from the sinking blindness
Would remove the barbs from their hold
Emerging spring
A phantom forest rises in the dawn’s cold
Bleeding wounds pulse in the light
That I follow

If water could stand, prehensive stone sea
An arrow loosed at forever will soon crash
As blind waves
Climbing rain light throned, the wind shuts
Ten thousand gates- mirrored graves of dawn
Blinded foe
I hear- in walls ravens lead upon
Beneath the warless chariot of blinding light
That I follow
Unhallowed ubiquitous grasp
Hold everything to the light
That I follow

Dawn shrouding the void to pass
That when daylight comes- arrows of birth loose
And death rains

In the imbrued dawn of springs wound
Worms pulse the breathless veins
Of permeation’s throne
Below and above the mountains reign
Enfleshing the spineless ribs of light
That I follow

No- but striking life, dawns phantom truth
Climbing to darkness shedding the light
That I follow

Death’s waking crown a blinding shore
Breaking waves reaching above
The beginning
Of the end of night it grew of
Stone organ, purging in the light
That I follow
Purging storm, clandestine gate, the glare escapes
Carving mountains, pulsing gale, the light reappears

The world’s worn
Skin pile folds, in the distance birth nears
In sinking blackness under waves of light
That I follow

An edge above time, heaven’s spire
The precipitous tip of death’s sight, soon
Still air, unshadow the miser stone
Time, wind into the world of dust
Falling, climbing
Hold untouched a fleeting breath’s cusp
Of recurring eternity, the rising light
That I follow

(Tooth of predation)
The down-stroking rapacious eye of doom
In the diadem of waves through the light
That I follow

La Porte Clandestine

Murmure réfléchi de moi, une ruse noyée
Creusée à la légère dans un labyrinthe palpitant
Ennemi sourd
Je vois- brillant dans un labyrinthe de vagues
Le spectre aérien, tromperie de la lumière
Que je suis

Vide sculpté de toutes choses
Tenue dans l'ombre, projetée par l'étincelle
Voile revenant
Spectre creux saignant dans l'obscurité
Le souffle fugace dans la lumière revenante
Que je suis

Roue incessante du temps, corps de l’aube
Vagues informes figées dans la nuit
Yeux immuables
Regardent infiniment et gaspillent la vue
Regarde en arrière mais la lumière croissante
Que je suis
Les mains du moment échappées par ce que le temps égaré
Brûlent les flammes des lendemains en cendres par aujourd'hui
L'ombre d'une vie
Sous le vent sans ailes pour voler, mémoire non née
Qui résonne dans l'éternité, décomposition fleurie de la lumière
Que je suis

Le plus grand poids, le vent respiré emporté
Quelles innombrables frissons du passé récurrent
S'ouvrent devant
Quelle affaire d'un moment envolé s'étendra en dernier
Dans la décomposition florissante sous la lumière montante
Que je suis

Le plus grand poids, cette aube récurrente
Le plus grand poids, verre tombant la porte montante
D'un fantôme aveugle
Boucher maussade, l'horizon fuyant qui échappe à jamais
Vague s'écrasant de chars, flèches de la lumière
Que je suis
Le moment, si l'ascension de l'aveuglement coulant
Retirait les barbes de leur emprise
Printemps émergent
Une forêt fantomatique se lève dans le froid de l'aube
Les blessures saignantes pulsent dans la lumière
Que je suis

Si l'eau pouvait tenir, mer de pierre préhensive
Une flèche lâchée vers l'éternité s'écrasera bientôt
Comme des vagues aveugles
Pluie montante de lumière trônée, le vent se ferme
Dix mille portes- tombes miroitées de l'aube
Ennemi aveuglé
J'entends- dans les murs les corbeaux mènent
Sous le char sans guerre de la lumière aveuglante
Que je suis
Prise ubiquitaire profane
Tiens tout à la lumière
Que je suis

Aube voilant le vide à passer
Que lorsque le jour se lève- flèches de naissance lâchées
Et la mort pleut

Dans l'aube ensanglantée de la plaie du printemps
Les vers pulsent les veines sans souffle
Du trône de la perméation
En dessous et au-dessus les montagnes règnent
Enfleshing les côtes sans colonne de lumière
Que je suis

Non- mais vie frappante, vérité fantomatique de l'aube
Grimpant vers l'obscurité perdant la lumière
Que je suis

La couronne éveillée de la mort, une rive aveuglante
Vagues brisées atteignant au-dessus
Le début
De la fin de la nuit qu'elle a engendrée
Organe de pierre, purifiant dans la lumière
Que je suis
Tempête purificatrice, porte clandestine, l'éclat s'échappe
Sculptant des montagnes, bourrasque palpitante, la lumière réapparaît

Le monde est usé
Peau plissée, au loin la naissance approche
Dans la noirceur coulant sous les vagues de lumière
Que je suis

Un bord au-dessus du temps, flèche du ciel
Le sommet abrupt de la vue de la mort, bientôt
Air calme, déshabille la pierre avare
Temps, vent dans le monde de poussière
Tombant, grimpant
Tiens intact le bord fugace d'un souffle
D'une éternité récurrente, la lumière montante
Que je suis

(Dent de prédation)
L'œil rapace de la fatalité en descente
Dans le diadème des vagues à travers la lumière
Que je suis