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El cebo

Benjamin Biolay

L'appât

C'est pas qu'on soit des faibles
Mais tout nous agresse
Avant qu'on soit défait
On vous le confesse
C'est pas qu'on soit pas fiables
Mais toutes ces promesses
Qu'on nous fait sont des fables
Si bien qu'on régresse
Ça nous choque
Ils cotent, ils toquent au pas de porte
S'ils nous contrarient s'en moquent
Fixes flasques sous leurs casques
Il faut bien que quelqu'un y passe

Il pleut, il pleut sur moi
Je veux rentrer chez moi
J'ai pas d'argent sur moi
La rue n'en finit pas
Il pleut, il pleut sur moi
Je veux rentrer chez moi
Mais voilà
On me suit pas à pas
Ce soir je suis la proie
L'appât

C'est pas qu'on soit des lâches
Mais tout nous rebute
On est sobres à la tâche
Mais on exécute
C'est pas qu'on soit des cloches
Mais toutes ces caresses
Pour mieux nous faire les poches
Nous tenir en laisse
Ça nous froisse
Ils troquent, ils croquent Coke et Crack
Ils bronzent, on brûle, ils sont botoxés
Bas les masques
C'est simple comme un coup de fax

Il pleut, il pleut sur moi
Je veux rentrer chez moi
J'ai pas d'argent sur moi
La rue n'en finit pas
Il pleut, il pleut sur moi
Je veux rentrer chez moi
Mais voilà
On me suit pas à pas
Ce soir je suis la proie
L'appât

El cebo

No es que seamos débiles
Pero todo nos agrede
Antes de ser derrotados
Les confesamos
No es que no seamos confiables
Pero todas esas promesas
Que nos hacen son fábulas
Así que retrocedemos
Nos choca
Cotizan, tocan a la puerta
Si nos molestan, les da igual
Rígidos debajo de sus cascos
Alguien tiene que pagar las consecuencias

Llueve, llueve sobre mí
Quiero volver a casa
No tengo dinero encima
La calle no termina
Llueve, llueve sobre mí
Quiero volver a casa
Pero aquí estoy
Me siguen paso a paso
Esta noche soy la presa
El cebo

No es que seamos cobardes
Pero todo nos repugna
Somos sobrios en el trabajo
Pero ejecutamos
No es que seamos tontos
Pero todas esas caricias
Para vaciarnos los bolsillos
Mantenernos atados
Nos ofende
Intercambian, consumen cocaína y crack
Se broncean, nosotros nos quemamos, están botoxeados
Fuera máscaras
Es tan simple como un fax

Llueve, llueve sobre mí
Quiero volver a casa
No tengo dinero encima
La calle no termina
Llueve, llueve sobre mí
Quiero volver a casa
Pero aquí estoy
Me siguen paso a paso
Esta noche soy la presa
El cebo

Escrita por: Benjamin Biolay