395px

Divine Comédie - Paradis, Chant XI

Angelo Branduardi

Divina Commedia - Paradiso, Canto XI

Intra Tupino e l'acqua che discende
Del colle eletto del beato Ubaldo,
fertile costa s'altro monte pende,
onde Perugina sente freddo e caldo
da Porta Sole e diretro le piange
per grave giogo Nocera con Gualdo
di questa costa, là dov'ella frange
più sua rattezza, nacque al mondo un Sole
come fa questo talvolta il Gange.
Ma perché io non proceda troppo chiuso,
Francesco e Povertà per questi amanti
Prendi oramai nel mio parlar diffuso.
La lor concordia ed i lor lieti sembianti
Amore e maraviglia e dolci sguardi
Facano esser cagione di pensier santi:
tanto che'l venerabile Bernardo
si scalzò prima, e dietro a tanta pace
corse e, correndo, gli parve di esser tardo.
Né gli gravò viltà di cor le ciglia
Per esser figlio di Pietro Bernardone,
né per parer dispetto a maraviglia;
ma regalmente sua dura intenzione
ad Innocenzio aperse, e da lui ebbe
primo sigillo a sua religione.
Poi che la gente poverella crebbe
Dietro a costui, la cui mirabil vita
Meglio in gloria del ciel si canterebbe.
E poi che, per la sete del martiro,
nella presenza del Soldan superba
predicò Cristo e gli altri che'l seguiro.
………………………………………
Nel crudo sasso intra Tevere ed Arno
Da Cristo prese l'ultimo sigillo.
Quando a Colui ch'a tanto ben sortillo
Piacque di trarlo suso alla mercede
Ch'el meritò nel farsi pusillo
Ai frati suoi, com'a giusta rede,
raccomandò la donna sua più cara,
e comandò che l'amassero a fede;
e dal suo grembo l'anima preclara
mover si volle, tornando al suo regno,
ed al suo corpo non volle altra bara.

Divine Comédie - Paradis, Chant XI

Entre le Tupino et l'eau qui descend
Du col élu du bienheureux Ubaldo,
Une côte fertile s'incline vers un autre mont,
D'où Perugia ressent le froid et la chaleur
De la Porte du Soleil, et derrière elle pleure
Pour le lourd joug de Nocera et Gualdo
De cette côte, là où elle se brise
Plus rapidement, naquit au monde un Soleil
Comme le fait parfois le Gange.
Mais pour que je ne m'enferme pas trop,
François et la pauvreté pour ces amants
Prends désormais dans mon discours diffus.
Leur accord et leurs joyeux visages
Amour et émerveillement et doux regards
Fassent être la cause de pensées saintes :
Tant que le vénérable Bernard
Se déchaussa d'abord, et derrière tant de paix
Il courut et, courant, lui sembla lent.
Ni la lâcheté du cœur ne pesa
Sur ses cils pour être fils de Pierre Bernardone,
Ni pour paraître dédaigneux à l'émerveillement ;
Mais royalement, sa dure intention
Ouvrit à Innocent, et de lui reçut
Le premier sceau de sa religion.
Puis que la pauvre gente croît
Derrière celui-ci, dont la vie merveilleuse
Serait mieux chantée en gloire du ciel.
Et puis, par la soif du martyre,
Devant le superbe Soldan
Il prêcha le Christ et ceux qui le suivirent.
………………………………………
Dans le cruel rocher entre le Tibre et l'Arno
De Christ reçut le dernier sceau.
Quand à Celui qui à tant de bien sortit
Il plut de l'élever à la récompense
Qu'il mérita en se faisant humble
Pour ses frères, comme une juste trame,
Il recommanda sa femme la plus chère,
Et ordonna qu'ils l'aimassent avec foi ;
Et de son sein l'âme préclaire
Souhaita de s'en aller, retournant à son royaume,
Et à son corps ne voulut d'autre bière.

Escrita por: