Il existe encore des bergères
Il existe encor des bergères
Qui promènent leurs blancs moutons
Elles ont la taille légère
Et un vieux bâton
Malgré le règne des machines
Dans certains villages cachés
Un vieil ânon courbe l'échine
En grimpant les sentiers perchés
Et dans les prés sur l'herbe verte
Le voyageur fait tout à coup
La plus heureuse découverte
Une bergèr' aux yeux très doux
Il existe encor des bergères
Qui surveillent leurs blancs moutons
Elles ont la taille légère
Et un vieux bâton
Celle que je vis aux semailles
Avait robe court' et corset
Coiffée d'un grand chapeau de paille
Elle était faite., Dieu le sait
Surveillant le troupeau qui bêle
Un barré gris fort inquiétant
M'empêchait d'approcher la belle
En découvrant toutes ses dents
Il existe encor des bergères
Qui surveillent leurs blancs moutons
Elles ont la taille légère
Et un vieux bâton
Mais je devins ami quand même
De la bergèr' et de son chien
D'la bergèr' en disant: Je t'aime
Du chien en ne lui disant rien
Il suivait, l'oreille en bataille
Le croc blanc, les moutons frisés
Dévorant le chapeau de paille
Victime de nos doux baisers
Il existe encor des bergères
Il existe encor des moutons
Et des aventures légères
Dans tous les cantons
Aún existen pastoras
Aún existen pastoras
Que pasean sus ovejas blancas
Tienen la figura ligera
Y un viejo bastón
A pesar del dominio de las máquinas
En algunos pueblos escondidos
Un viejo asno se encorva
Al subir los senderos empinados
Y en los prados sobre la hierba verde
El viajero de repente
Hace el descubrimiento más feliz
Una pastora de ojos muy dulces
Aún existen pastoras
Que cuidan sus ovejas blancas
Tienen la figura ligera
Y un viejo bastón
La que vi en la siembra
Llevaba un vestido corto y corset
Con un gran sombrero de paja
Ella era hermosa, Dios lo sabe
Cuidando el rebaño que bala
Un carnero gris muy inquietante
Me impedía acercarme a la bella
Al descubrir todas sus dientes
Aún existen pastoras
Que cuidan sus ovejas blancas
Tienen la figura ligera
Y un viejo bastón
Pero me hice amigo de todas formas
De la pastora y de su perro
De la pastora diciendo: Te amo
Del perro sin decirle nada
Él seguía, con la oreja en alerta
El perro blanco, las ovejas rizadas
Devorando el sombrero de paja
Víctima de nuestros dulces besos
Aún existen pastoras
Aún existen ovejas
Y aventuras ligeras
En todos los rincones