Le Chaland Qui Passe
La nuit s'est faite, la berge
S'estompe et se perd...
Seule, au passage une auberge
Cligne ses yeux pers.
Le chaland glisse, sans trêve
Sur l'eau de satin,
Où s'en va-t-il ? ... Vers quel rêve ? ...
Vers quel incertain
Du destin ? ...
{Refrain:}
Ne pensons à rien... le courant
Fait de nous toujours des errants ;
Sur mon chaland, sautant d'un quai,
L'amour peut-être s'est embarqué...
Aimons-nous ce soir sans songer
A ce que demain peu changer,
Au fil de l'eau point de serments :
Ce n'est que sur terre qu'on ment !
Ta bouche est triste et j'évoque
Ces fruits mal mûris
Loin d'un soleil qui provoque
Leurs chauds coloris,
Mais sous ma lèvre enfiévrée
Par l'onde et le vent,
Je veux la voir empourprée
Comme au soleil levant
Les auvents ...
{Refrain}
El Barco que Pasa
La noche cae, la orilla
Se difumina y se pierde...
Sola, a lo lejos una posada
Parpadea con sus ojos avellana.
El barco se desliza, sin descanso
Sobre el agua de satén,
¿Hacia dónde va?... ¿Hacia qué sueño?...
¿Hacia qué incierto
Destino?...
{Estribillo:}
No pensemos en nada... la corriente
Siempre nos convierte en errantes;
En mi barco, saltando de un muelle,
Quizás el amor se ha embarcado...
Amémonos esta noche sin pensar
En lo que mañana pueda cambiar,
En el curso del agua no hay promesas:
¡Solo en tierra se miente!
Tu boca está triste y evoco
Esas frutas mal maduras
Lejos de un sol que provoca
Sus cálidos colores,
Pero bajo mi labio febril
Por el agua y el viento,
Quiero verla enrojecida
Como al sol naciente
Las persianas...
{Estribillo}