395px

Gracias Leo

Capart Louis

Merci Léo

Merci Léo d'être passé dans le ciel de la liberté
Comme un soleil éclairant nos jeunes années
Compagnon de Mélancolie, tu faisais rimer notre vie
Avec le Vent, la Musique et la Nostalgie
Et tu nous donnais Rendez-vous dans des cafés de vieux Marlous
Où l'on chantait la Vie la Mort et l'Amour Fou.

Merci Léo d'avoir ancré la Poésie dans nos Cités
Comme un envol Ailleurs où l'on rêvait d'aller
Mais aujourd'hui qu'on met en terre Rimbaud Verlaine et Baudelaire
La poésie s'en va, Léo, et c'est Misère
Qu'elle dérape dans la rue quand la Banlieue ne chante plus
Ces Mal-Aimés qu'on avait de si près connus.

Si un jour Il n'y a plus Rien
Que la Mer qui va et qui vient
Et du Bonheur à partager comme du Pain
Nous n'aurons plus depuis longtemps
Ni dieu Ni maître dans nos rangs
Et ta Chanson sera plus forte Avec Le Temps.

Merci Léo d'avoir soufflé les mots sur le feu des idées
Petits soleils émergeant de l'obscurité
Compagnons de la belle Histoire, nous rêvions sous le Drapeau Noir
De ces chansons qui portaient nos complots d'Espoir
De ta plume au fond de nos cœurs les mots suffisaient aux rêveurs
On pouvait enfin croire aux lendemains meilleurs

Merci Léo d'avoir semé des cailloux pour nous retrouver
Dans les jardins où la vie est à inventer
Mais aujourd'hui qu'on met en terre la Chanson et Apollinaire
La Poésie s'en va, Léo, et c'est misère
De la voir toujours exilée au fond des caves enfumées
Parent lointain qu'on prétend avoir tant aimé.

Si un jour Il n'y a plus Rien
Que la Mer qui va et qui vient
Et du Bonheur à partager comme du Vin
Nous n'aurons plus depuis longtemps
Ni dieu Ni maître dans nos rangs
Et ta Chanson sera plus forte Avec Le Temps.

Merci Léo d'avoir lancé les mots comme de gros pavés
Dans la vitrine en Frime de la Société
Compagnon de nos rêveries tu faisais rimer l'Anarchie
Avec l'Espoir, La Solitude et nos Envies
Et tu nous donnais Rendez-Vous la nuit tombée avec les loups
Pour les beaux combats de Ceux qui restent debout.

Merci Léo d'avoir donné tant de talent aux Variétés
Qu'un Quatorze Juillet vaut bien un « jour Ferré »
Mais aujourd'hui qu'on met en terre les Belles Idées Libertaires
La Poésie s'en va Léo et c'est Misère
De la voir ainsi méprisée aux marges des palais friqués
Et des scènes d'état où l'art est étranger

Si un jour Il n'y a plus Rien
Que la Mer qui va et qui vient
Et du Bonheur à partager entre Copains
Nous n'aurons plus depuis longtemps
Ni dieu Ni maître dans nos rangs
Et ta Chanson sera plus forte Avec Le Temps.

Gracias Leo

Gracias Leo por haber pasado por el cielo de la libertad
Como un sol iluminando nuestros años jóvenes
Compañero de melancolía, hacías rimar nuestra vida
Con el viento, la música y la nostalgia
Y nos citabas en cafés de viejos maleantes
Donde cantábamos la vida, la muerte y el amor loco.

Gracias Leo por haber arraigado la poesía en nuestras ciudades
Como un vuelo a otro lugar donde soñábamos con ir
Pero hoy que enterramos a Rimbaud, Verlaine y Baudelaire
La poesía se va, Leo, y es miseria
Que se deslice por la calle cuando la periferia ya no canta
A esos despreciados que conocimos tan de cerca.

Si un día no queda nada
Sólo el mar que va y viene
Y la felicidad para compartir como el pan
Hace mucho que no tenemos
Ni dios ni amo en nuestras filas
Y tu canción será más fuerte Con el tiempo.

Gracias Leo por haber soplado palabras sobre el fuego de las ideas
Pequeños soles emergiendo de la oscuridad
Compañeros de la bella historia, soñábamos bajo la bandera negra
Con esas canciones que llevaban nuestras conspiraciones de esperanza
Con tu pluma en lo profundo de nuestros corazones, las palabras bastaban para los soñadores
Por fin podíamos creer en un mañana mejor.

Gracias Leo por haber sembrado piedras para encontrarnos
En los jardines donde la vida está por inventar
Pero hoy que enterramos la canción y a Apollinaire
La poesía se va, Leo, y es miseria
Verla siempre exiliada en el fondo de los sótanos humeantes
Un pariente lejano que pretendemos haber amado tanto.

Si un día no queda nada
Sólo el mar que va y viene
Y la felicidad para compartir como el vino
Hace mucho que no tenemos
Ni dios ni amo en nuestras filas
Y tu canción será más fuerte Con el tiempo.

Gracias Leo por haber lanzado palabras como grandes adoquines
En la vitrina presumida de la sociedad
Compañero de nuestras ensoñaciones, hacías rimar la anarquía
Con la esperanza, la soledad y nuestros deseos
Y nos citabas al caer la noche con los lobos
Para las hermosas batallas de aquellos que permanecen de pie.

Gracias Leo por haber dado tanto talento a las variedades
Que un catorce de julio bien vale un 'día Ferré'
Pero hoy que enterramos las bellas ideas libertarias
La poesía se va, Leo, y es miseria
Verla así despreciada en los márgenes de los palacios adinerados
Y de los escenarios de estado donde el arte es ajeno.

Si un día no queda nada
Sólo el mar que va y viene
Y la felicidad para compartir entre amigos
Hace mucho que no tenemos
Ni dios ni amo en nuestras filas
Y tu canción será más fuerte Con el tiempo.

Escrita por: