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Le Tage coule dans le Tage

Carminho

O Tejo corre no Tejo

Tu que passas por mim tão indiferente
No teu correr vazio de sentido,
Na memória que sobes lentamente,
Do mar para a nascente,
És o curso do tempo já vivido.

Por isso, à tua beira se demora
Aquele que a saudade ainda trespassa,
Repetindo a lição, que não decora,
De ser, aqui e agora,
Só um homem a olhar para o que passa.

Não, Tejo,
Não és tu que em mim te vês,
- Sou eu que em ti me vejo!

Tejo desta canção, que o teu correr
Não seja o meu pretexto de saudade.
Saudades tenho sim, mas de perder,
Sem as poder deter,
As águas vivas da realidade!

Não, Tejo,
Não és tu que em mim te vês,
- Sou eu que em ti me vejo!

Le Tage coule dans le Tage

Toi qui passes à côté de moi si indifférent
Dans ta course vide de sens,
Dans la mémoire que tu gravis lentement,
De la mer vers l'est,
Tu es le cours du temps déjà vécu.

C'est pourquoi, à tes côtés, s'attarde
Celui que la nostalgie encore transperce,
Répétant la leçon, qu'il ne retient pas,
D'être, ici et maintenant,
Juste un homme à regarder ce qui passe.

Non, Tage,
Ce n'est pas toi qui te vois en moi,
- C'est moi qui me vois en toi !

Tage de cette chanson, que ta course
Ne soit pas mon prétexte à la nostalgie.
J'ai des souvenirs, oui, mais de perdre,
Sans pouvoir les retenir,
Les eaux vives de la réalité !

Non, Tage,
Ce n'est pas toi qui te vois en moi,
- C'est moi qui me vois en toi !

Escrita por: Fernando Tordo