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Majorelle

Alain Chamfort

Majorelle

C’est un pays qui s’habille de lumière
De couchers de soleil et d’éternels étés
C’est un pays qui s’habille de lumière
L’œuvre à n’en pas douter d’un immense couturier

Les flots de rouge sur mes tissus
En sont issus
Les jaunes vifs qui émerveillent
Même le soleil
Toute cette beauté qui va si bien
Aux demoiselles
Je la butine dans le jardin
Majorelle

C’est un pays qui s’habille de couleurs
De pourpres nymphéas et de bleus insensés
C’est un pays qui s’habille de couleurs
L’œuvre à n’en pas douter d’un immense couturier

Mes robes fluides viennent de là-bas
Des djellabas
Leurs reflets de terre et d’épices
Des oasis
Toute cette beauté dans mes dessins
Et mes dentelles
Je la saisie dans le jardin
Majorelle
Dans le jardin Majorelle

C’est un pays qui s’habille de parfums
De safran, de cannelle et de bougainvilliers
C’est un pays qui s’habille de parfums
L’œuvre à n’en pas douter d’un immense couturier

Le marketing la poésie
Quand ils s’installent sous le même toit
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui s’en va
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui s’en va

Le marketing la poésie
Quand ils s’unissent pour l’argent
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui fout le camp
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui fout le camp

Le marketing la poésie
Quand ils s’installent sous le même toit
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui s’en va
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui s’en va

Majorelle

Es un país que se viste de luz
De atardeceres y eternos veranos
Es un país que se viste de luz
La obra, sin duda, de un inmenso modista

Los ríos de rojo en mis telas
De ahí provienen
Los amarillos brillantes que asombran
Hasta al sol
Toda esta belleza que le queda tan bien
A las chicas
La recojo en el jardín
Majorelle

Es un país que se viste de colores
De nenúfares púrpuras y de azules locos
Es un país que se viste de colores
La obra, sin duda, de un inmenso modista

Mis vestidos fluidos vienen de allá
De djellabas
Sus reflejos de tierra y especias
De oasis
Toda esta belleza en mis diseños
Y mis encajes
La atrapo en el jardín
Majorelle
En el jardín Majorelle

Es un país que se viste de perfumes
De azafrán, canela y bugambilias
Es un país que se viste de perfumes
La obra, sin duda, de un inmenso modista

El marketing y la poesía
Cuando se instalan bajo el mismo techo
No importa quién engaña a quién
Es la poesía la que se va
No importa quién engaña a quién
Es la poesía la que se va

El marketing y la poesía
Cuando se unen por dinero
No importa quién engaña a quién
Es la poesía la que se va
No importa quién engaña a quién
Es la poesía la que se va

El marketing y la poesía
Cuando se instalan bajo el mismo techo
No importa quién engaña a quién
Es la poesía la que se va
No importa quién engaña a quién
Es la poesía la que se va

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