L'école buissonnière
Bleue, bleue, notre enfance
Fût un paradis
On s'en aperçoit bien trop tard aujourd'hui
On vivait sans souci, sans la moindre méfiance
N'ayant qu'un seul désir
Quitter la classe par plaisir
Quand on faisait l'écol' buissonnière
On découvrait mille chemins
Qu'on parcourait la main dans la main
On rencontrait Marthon la laitière
Qui s'en allait de bon matin
Un béret bleu sur ses yeux châtains
Dans la verte nature
Mille chos's nous amusaient
Et, sans littérature
Tout's les filles nous plaisaient
On revenait les yeux pleins d'lumière
Et nos parents nous attendaient
Ne sachant s'il fallait nous gronder
Bleue, bleue, notre vie
Est un triste sort
Toujours enfermé, on voudrait voir dehors
Ce qu'il y a de charmant sur la route éblouie
Les refrains d'autrefois
Chantez-les encore avec moi
Quand on faisait l'écol' buissonnière
On découvrait mille chemins
Qu'on parcourait la main dans la main
On rencontrait, lisant son bréviaire
Monsieur l'Curé avec son chien
Qui le suivait, ne pensant à rien
Une odeur de lavande
S'envolant dans l'air du soir
On mangeait des amandes
Sur l'herbe, on allait s'asseoir
Qui n'a pas fait l'écol' buissonnière
N'a pas connu le meilleur temps
Les meilleurs jours du candide printemps
La escuela de la pereza
Azul, azul, nuestra infancia
Fue un paraíso
Nos damos cuenta demasiado tarde hoy
Vivíamos sin preocupaciones, sin la menor desconfianza
Teniendo un solo deseo
Salir de clase por placer
Cuando hacíamos la escuela de la pereza
Descubríamos mil caminos
Que recorríamos de la mano
Conocíamos a Marta la lechera
Que salía muy temprano
Con un boina azul sobre sus ojos castaños
En la verde naturaleza
Mil cosas nos divertían
Y, sin literatura
Todas las chicas nos gustaban
Regresábamos con los ojos llenos de luz
Y nuestros padres nos esperaban
Sin saber si debían regañarnos
Azul, azul, nuestra vida
Es un triste destino
Siempre encerrados, quisiéramos ver afuera
Lo que hay de encantador en la ruta deslumbrante
Los estribillos de antaño
Cántalos otra vez conmigo
Cuando hacíamos la escuela de la pereza
Descubríamos mil caminos
Que recorríamos de la mano
Nos encontrábamos, leyendo su breviario
Don Señor Cura con su perro
Que lo seguía, sin pensar en nada
Un olor a lavanda
Desprendiéndose en el aire de la tarde
Comíamos almendras
En la hierba, nos sentábamos
Quien no ha hecho la escuela de la pereza
No ha conocido el mejor tiempo
Los mejores días de la inocente primavera