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Nunca Me Hablaron Así

Maurice Chevalier

On N' M'a Jamais Parlé Comme Ça

Quand j’étais petit, j’étais un peu taquin
Et je n’ faisais que des tours de coquin
Chez l’épicier, j’ mélangeais, c’est insensé
Les haricots avec les pois cassés
J’ tirais les sonnettes de la rue Fessart
Tant qu’une concierge me mit son pied que’qu’ part
En me traitant d’ polisson et d’ malotru
Fièrement, je lui ai répondu

On n’ m’a jamais parlé comme ça
Madame, Madame
Je vous préviens que ça fera
Des drames, des drames
Mon père qu’est sergent d’ ville
N’a pas l’humeur facile
On n’ m’a jamais parlé comme ça
J’ m’en va le dire à papa

Pas plus tard qu’hier dans une allée du bois
Une dame disait à son p’tit pékinois
Qui qu’est mon zozor et mon amour chéri?
Qui qu’est beau, qui qu’est sage, qui qu’est joli?
Allons, j’aime ta p’tite gueugueule, tes pieds en tire-bouchon
Et ta p’tite queue aux mouvements folichons
À cette personne qu’avait pourtant bien bon cœur
J’ai dit soudain avec rancœur

On n’ m’a jamais parlé comme ça
Madame, Madame
Je trouve cette injustice-là
Infâme, infâme
Pour moi qui suis sensible
Oh! C’est une chose très pénible
On n’ m’a jamais parlé comme ça
Quand est-ce que ça m’arrivera?

Entre cinq et sept, j’emmenai la dame au chien
Dans mon p’tit rez-de-chaussée d’ la rue Bayen
J’ l’avais installée su’ l’ divan d’ mon studio
Et j’ lui faisais écouter la radio
Mais comme la lumière l’intimidait un peu
J’ fermai les rideaux pour qu’on soit bien mieux
Et sans rien dire, je l’embrassais plein d’ardeur
Elle criait au bout d’un quart d’heure

Oh, on n’ m’a jamais parlé comme ça
Oh, Maurice, oh, oh, oh, Maurice!
Non mais, chéri, chéri, alors là, tu peux dire
Tu peux dire que t’en as, oh, t’en as du vice
Mon Dieu, qu’ t’en as du vice!
Écoute, écoute, t’as su, t’as su trouver la phrase
Non mais qui me met, qui me met, qui me met en extase
Oh, oh, on n’a jamais parlé comme ça
Dis, dis, jure-moi que tu recommenceras!

Nunca Me Hablaron Así

Cuando era pequeño, era un poco travieso
Y solo hacía trucos de pillo
En la tienda, mezclaba, es una locura
Los frijoles con los guisantes partidos
Tiraba de los timbres de la calle Fessart
Hasta que una conserje me puso su pie en algún lugar
Tratándome de pillo y de grosero
Con orgullo, le respondí

Nunca me hablaron así
Señora, señora
Le advierto que esto causará
Drama, drama
Mi padre que es sargento de la ciudad
No tiene un humor fácil
Nunca me hablaron así
Se lo diré a papá

No más tarde que ayer en un sendero del bosque
Una dama le decía a su perrito pekinés
¿Quién es mi tesoro y mi amor querido?
¿Quién es lindo, quién es sabio, quién es bonito?
Vamos, me encanta tu carita, tus patas en espiral
Y tu colita con movimientos traviesos
A esa persona que tenía buen corazón
De repente le dije con rencor

Nunca me hablaron así
Señora, señora
Encuentro esta injusticia
Infame, infame
Para mí que soy sensible
Oh, es algo muy doloroso
Nunca me hablaron así
¿Cuándo me pasará esto?

Entre cinco y siete, llevé a la dama con el perro
A mi pequeño departamento en la calle Bayen
La había acomodado en el sofá de mi estudio
Y le hacía escuchar la radio
Pero como la luz la intimidaba un poco
Cerré las cortinas para que estuviéramos mejor
Y sin decir nada, la besaba con fervor
Ella gritaba después de un cuarto de hora

Oh, nunca me hablaron así
Oh, Maurice, oh, oh, oh, Maurice!
No, pero, cariño, cariño, entonces puedes decir
Puedes decir que tienes, oh, que tienes vicio
¡Dios mío, cuánto vicio tienes!
Escucha, escucha, supiste, supiste encontrar la frase
No, pero ¿quién me pone, quién me pone, quién me pone en éxtasis?
Oh, oh, nunca hablamos así
Dime, dime, ¡júrame que volverás a hacerlo!