395px

En los tiempos de Pierrot y Colombine

Les Compagnons de la Chanson

Au temps de Pierrot et Colombine

Au temps de Pierrot et Colombine
Dans un monde moins fou qu'aujourd'hui
Pierrot n'avait pas d'automobile
Pour aller retrouver son amie
Il courait à perdre haleine
Sans s'arrêter aux fontaines
Qui coulaient, coulaient, coulaient
Quand Pierrot retrouvait Colombine
Pour aller l'emmener dans les bois
Pierrot n'ayant pas d'automobile
Prenait sa douce amie par le bras
Et les mots lui venaient
Et les phrases tournaient
Et Pierrot bavardait, bavardait, bavardait
Sans penser à l'embrasser
Et sans automobile
Au bras de Colombine
Il prenait tout son temps, tout son temps
Pour lui offrir ses vingt ans

Quand Pierrot rêvait de Colombine
Qu'il savait toute seule à la ville
Pierrot n'ayant pas de téléphone
Pour pouvoir appeler la mignonne
Allumait une chandelle
Et couchait sur le papier
Les choses les plus belles
Et Pierrot tout entier à sa plume
Ecrivait pour calmer son ardeur
Sous le regard distrait de la lune
Souriant devant tant de bonheur
Et les mots lui venaient
Et les phrases tournaient
Et son coeur chavirait, chavirait, chavirait
Dans le bleu de l'encrier
Et les mots voltigeaient
Et les phrases tournaient
Et quand venait le jour
Il restait
Plus de cent lettres d'amour

Quand Pierrot attendait Colombine
Qui faisait son travail à la ville
Pierrot n'avait pas d'électrophone
Pour tuer tout ce temps monotone
Il prenait sa mandoline
Composait des menuets, de jolies cavatines
Quand Pierrot épousa Colombine
Il était poète et musicien
Colombine chantait dans sa cuisine
En faisant sa lessive et son pain
Et sans automobile
Amoureux et tranquilles
Ils prenaient tout leur temps, tout leur temps
Pour s'aimer éperdument
Et sans le téléphone
Ils vécurent jusqu'à près de cent ans
Et ils eurent beaucoup d'enfants.

En los tiempos de Pierrot y Colombine

En los tiempos de Pierrot y Colombine
En un mundo menos loco que hoy
Pierrot no tenía automóvil
Para ir a ver a su amiga
Corría sin aliento
Sin detenerse en las fuentes
Que fluían, fluían, fluían
Cuando Pierrot encontraba a Colombine
Para llevarla al bosque
Pierrot, sin automóvil
Tomaba del brazo a su dulce amiga
Y las palabras fluían
Y las frases se repetían
Y Pierrot hablaba sin parar, sin parar, sin parar
Sin pensar en besarla
Y sin automóvil
En el brazo de Colombine
Tomaba todo su tiempo, todo su tiempo
Para regalarle sus veinte años

Cuando Pierrot soñaba con Colombine
Sabiéndola sola en la ciudad
Pierrot, sin teléfono
Para llamar a la linda
Encendía una vela
Y escribía en papel
Las cosas más bellas
Y Pierrot, entregado a su pluma
Escribía para calmar su pasión
Bajo la mirada distraída de la luna
Sonriendo ante tanta felicidad
Y las palabras fluían
Y las frases se repetían
Y su corazón se desbordaba, se desbordaba, se desbordaba
En el azul del tintero
Y las palabras revoloteaban
Y las frases se repetían
Y cuando llegaba el día
Quedaban
Más de cien cartas de amor

Cuando Pierrot esperaba a Colombine
Quien trabajaba en la ciudad
Pierrot no tenía tocadiscos
Para matar ese tiempo monótono
Tomaba su mandolina
Componía minuetos, bonitas cavatinas
Cuando Pierrot se casó con Colombine
Era poeta y músico
Colombine cantaba en su cocina
Mientras lavaba y hacía pan
Y sin automóvil
Enamorados y tranquilos
Tomaban todo su tiempo, todo su tiempo
Para amarse apasionadamente
Y sin teléfono
Vivieron hasta casi los cien años
Y tuvieron muchos hijos.

Escrita por: