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La historia de Bernard (trabajadores)

Couture Charlélie

L'histoire De Bernard (workers)

Il travaillait dans une usine
Il faisait toujours chaud
A cause des machines
Et puis des hauts-fourneaux.

Sa chemise collée à la peau
Et la gorge trop sèche
Il attendait la sirène
Comme une remise de peine.

On s'retrouvait en face
Au bar d'Obélix
Un ancien rugbyman
Qui nous rendait service

On sentait dans l'air lourd
Une électricité
Un danger en instance
Un truc irrévocable.

Les gars parlaient du syndicat
Ou des matches de football
Ou bien ils parlaient de leur famille
Et des projets d'vacances

Quand ils parlaient des femmes
J'entendais leurs rires énormes
Qui découpaient l'atmosphère
Enfumée de Gauloises.

On cassait nos verres
Sur le bord du comptoir
Quand on étaient trop soûls
Pour savoir pourquoi on était là
Ça finissait en bagarre
Dans la rue ou avec un Arabe
Mais ça sentait le désepoir
Au fond de leurs regards.

(pont)

Quand l'usine a fermé
Les gars sont repartis ailleurs
Ils n'avaient pas le choix
Fallait r'mettre les pendules à l'heure
Le pays changeait de couleurs
Il fallait tout recommencer
Comme des oiseaux migrateurs
Laisser des plumes sur le bitume.

Sacrifier l'habitude
Et changer de métier
Reprendre des études
Ou bien se débrouiller

il s'est retrouvé employé
Chez un marbrier
Il dit j'risque pas d'manquer d'boulot au moins
Y'aura toujours des âmes à enterrer.
(bis)

Y'aura toujours des âmes à enterrer.
(ad lib)

La historia de Bernard (trabajadores)

Trabajaba en una fábrica
Siempre hacía calor
Debido a las máquinas
Y luego altos hornos

Su camisa pegada a la piel
Y la garganta demasiado seca
Estaba esperando la sirena
Como una remisión

Estábamos cruzando la calle
En el bar de Obelix
Un antiguo hombre de rugbyman
¿Quién nos estaba haciendo un favor?

Nos sentimos en el aire pesado
Electricidad
Un peligro pendiente
Algo irrevocable

Los chicos hablaban del sindicato
O partidos de fútbol
O estaban hablando de su familia
Y proyectos de vacaciones

Cuando estaban hablando de mujeres
Escuché su risa gigantesca
¿Quién cortó la atmósfera
Gauloises ahumados

Nos rompíamos las gafas
En el borde del mostrador
Cuando estábamos demasiado borrachos
Para saber por qué estábamos aquí
Terminó en una pelea
En la calle o con un árabe
Pero olía a poir
En lo profundo de sus ojos

(puente)

Cuando la planta cerró
Los chicos se fueron a otro sitio
No tenían otra opción
Deberías haber fijado el reloj a tiempo
El país estaba cambiando de color
Tuvimos que empezar todo de nuevo
Como las aves migratorias
Deja plumas en el betún

Sacrificar el hábito
Y cambiar de trabajo
Curriculum Estudios
O compensarlo por ti mismo

se encontró empleado
En un mármol
Dice que al menos no me voy a quedar sin trabajo
Siempre habrá almas que enterrar
bis)

Siempre habrá almas que enterrar
(ad lib)