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Brasas

Dahlia

Braises

Viens approche un peu, que je les voies, ces cicatrices comme un remords
Un peu de temps, un peu de pertes qu'on lâche
Entendre une scie qu'on laisse trancher, une douleur vive, croyant qu'elle dort
Mais rien qu'on ose affronter, rien entendre

Une volonté bien mise à nue, une plaie qu'on panse encore
Un sort qui s'insinue, des braises qu'on porte encore

Saigne encore cette encre par tous les pores, que l'on écrive comment on cède
Comment plus rien ne nous repose, comment on erre
S'aider de nos cris pour s'écorcher que seuls nos voix s'entendent
De tous ces bruits, plus rien d'audible, nous insensibles ?

Une volonté bien mise à nue, une plaie qu'on panse encore
Un sort qui s'insinue, des braises qu'on porte encore

On tient des braises, des boules d'épines, rien a saisir que l'eau qui coule
On ne retient rien de ce qu'on nous dit, que les mensonges
Comme tout se fane, comme tout se crispe, comme tout s'attise
Aux yeux du monde on est toujours de glace, toujours une tombe

Une volonté bien mise à nue, une plaie qu'on panse encore
Un sort qui s'insinue, des braises qu'on porte encore

Souhaites que l'on se blesse, que l'on souligne de couleur noire
Ces mots qui nous retiennent
Et puisque l'on se sert de jeux qui brillent, de mots qui coupent comme des lames
Que sur nos têtes le doute s'évapore

Une volonté bien mise à nue, une plaie qu'on panse encore
Un sort qui s'insinue, des braises qu'on porte encore

Brasas

Ven acércate un poco, que vea esas cicatrices como un remordimiento
Un poco de tiempo, un poco de pérdidas que soltamos
Escuchar una sierra que se deja cortar, un dolor agudo, creyendo que está dormido
Pero nada que nos atrevamos a enfrentar, nada escuchar

Una voluntad bien expuesta, una herida que aún vendamos
Un destino que se insinúa, brasas que aún llevamos

Sangra aún esa tinta por todos los poros, que escribamos cómo cedemos
Cómo ya nada nos tranquiliza, cómo erramos
Ayudarnos con nuestros gritos para desgarrarnos, que solo nuestras voces se escuchen
De todos esos ruidos, nada más es audible, ¿nos volvemos insensibles?

Una voluntad bien expuesta, una herida que aún vendamos
Un destino que se insinúa, brasas que aún llevamos

Sostenemos brasas, bolas de espinas, nada que agarrar más que el agua que fluye
No retenemos nada de lo que nos dicen, solo las mentiras
Cómo todo se desvanece, cómo todo se tensa, cómo todo se aviva
A los ojos del mundo siempre somos de hielo, siempre una tumba

Una voluntad bien expuesta, una herida que aún vendamos
Un destino que se insinúa, brasas que aún llevamos

Deseamos lastimarnos, resaltar en negro
Esas palabras que nos retienen
Y ya que usamos juegos brillantes, palabras que cortan como cuchillas
Que la duda se evapore sobre nuestras cabezas

Una voluntad bien expuesta, una herida que aún vendamos
Un destino que se insinúa, brasas que aún llevamos

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