S'il n'y avait pas la nuit
Sous des cieux bleu de parme aux nuages d'argent,
Les uns vivent leur drame, les autres intensément,
La lumière est une femme qui détruit les tourments,
Et les cieux oriflammes inspirent bien des romans.
Aux heures crépusculaires où les passions seront,
Les uns chantent la terre, la mort ou les serments,
Les autres au coeur sauvage, époux des sentiments
Vivent sous les orages leurs plus belles chansons.
J'aurai pu t'oublier, j'aurai pu t'oublier
S'il n'y avait pas la nuit
Quand mon âme emportée dans mille et un sommeils,
Me fait plus que rêver, me fait mieux que la veille,
Mes songes éparpillés sont de frêles abeilles,
Butinant les journée pour en tirer du miel.
Car la nuit vient à point à qui sait s'endormir,
La lune est un refrain qui ne cesse de dire,
Nos songes sont des vies dont nous sommes les émirs,
Qu'on soit grand ou petit, le sommeil sait mentir.
J'aurai pu t'oublier, j'aurai pu t'oublier
S'il n'y avait pas la nuit
Mais il y avait la nuit
Si no hubiera noche
Bajo cielos azules de parma con nubes plateadas,
Unos viven su drama, otros intensamente,
La luz es una mujer que destruye los tormentos,
Y los cielos oriflamas inspiran muchas novelas.
En las horas crepusculares donde las pasiones serán,
Unos cantan a la tierra, a la muerte o a los juramentos,
Otros con corazón salvaje, esposos de los sentimientos,
Viven bajo las tormentas sus más bellas canciones.
Podría haberte olvidado, podría haberte olvidado
Si no hubiera noche.
Cuando mi alma llevada en mil y un sueños,
Me hace más que soñar, me hace mejor que ayer,
Mis sueños dispersos son frágiles abejas,
Recogiendo el día para sacar miel.
Porque la noche llega a quien sabe dormir,
La luna es un estribillo que no deja de decir,
Nuestros sueños son vidas de las que somos los emires,
Ya sea grande o pequeño, el sueño sabe mentir.
Podría haberte olvidado, podría haberte olvidado
Si no hubiera noche
Pero había noche
Escrita por: Compositeur / Jean-Jacques Goldman