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La revuelta de los juguetes

André Dassary

La révolte des joujoux

On vient d'éteindre la lumière
Bébé succombe à son sommeil
Mais les joujoux, très en colère
Dans leur placard tiennent conseil

Les joujoux font grève, ils en ont assez
D'être tracassés et fracassés
Le ballon qu'on crève, la poupée qu'on bat
Sont lassés des jeux et des combats

Le pompier n'a plus d'échelle
Le tambour est plein de trous
Le cheval n'a plus de selle
Et l'auto n'a plus de roue

Mais ils se soulèvent contre cet enfant
Il va voir comment on se défend
Le placard entrouvre sa porte
Ça grince un peu, ma foi tant pis

Et voilà que les joujoux sortent
Sautant sans bruit sur le tapis
Les joujoux discutent pour savoir comment
Ils vont préparer leurs armements

Pour mener la lutte, un chef est nommé
C'est un vieil indien tout déplumé
Le pompier fourbit sa lance
Le tambour bat le rappel

Le cheval déjà s'élance
Le moment est solennel
Quittant leur cahute ils forment les rangs
Le mot d'ordre étant mort au tyran

Le chef a dit: Marchons en ordre
Vers celui qui nous démolit
Pour le griffer et pour le mordre
Nous grimperons aux draps du lit

Mais l'enfant sommeille
Tendre et gracieux
Comme un chérubin tombé des cieux
Devant ces merveilles, les joujoux surpris
Se sont arrêtés tout attendris

Le pompier dit: Tout de même
Un bébé, c'est bien gentil
Le tambour dit: Moi, je l'aime
Alors ils sont repartis

Quand l'enfant s'éveille
Vers huit heures et quart
Les joujoux sont tous
Dans leur placard
Les joujoux sont tous
Dans leur placard

La revuelta de los juguetes

Apagamos la luz
El bebé cae en su sueño
Pero los juguetes, muy enojados
En su armario hacen consejo

Los juguetes hacen huelga, ya no aguantan
De ser maltratados y destrozados
El balón que reventamos, la muñeca que golpeamos
Están cansados de juegos y de peleas

El bombero ya no tiene escalera
El tambor está lleno de agujeros
El caballo ya no tiene silla
Y el auto ya no tiene rueda

Pero se levantan contra este niño
Él verá cómo se defienden
El armario entreabre su puerta
Cruje un poco, bueno, qué más da

Y ahí van los juguetes saliendo
Saltando en silencio sobre la alfombra
Los juguetes discuten para saber cómo
Prepararán sus armamentos

Para llevar la lucha, un líder es nombrado
Es un viejo indio todo desplumado
El bombero afila su lanza
El tambor toca el llamado

El caballo ya se lanza
El momento es solemne
Saliendo de su escondite forman filas
La consigna es: muerte al tirano

El líder dijo: Marchamos en orden
Hacia aquel que nos destruye
Para rasguñarlo y morderlo
Subiremos a las sábanas de la cama

Pero el niño duerme
Tierno y gracioso
Como un querubín caído del cielo
Ante estas maravillas, los juguetes sorprendidos
Se detuvieron, todos conmovidos

El bombero dice: Aún así
Un bebé es muy lindo
El tambor dice: Yo lo quiero
Entonces se fueron de nuevo

Cuando el niño despierta
Cerca de las ocho y cuarto
Los juguetes están todos
En su armario
Los juguetes están todos
En su armario